Cave Maurice Zufferey

Maurice Zufferey encave la production de 9 ha de vignes. Un riche éventail de parcelles situées sur les communes de Sierre, Venthône et Veyras. Pour faire simple, deux tiers de rouges, un tiers de blanc et une grosse dizaine de cépages. Quelques vieilles vignes, notamment du pinot noir approchant les 40 ans.
Parmi  les vins vedettes de la cave, le nouvel assemblage, Orchis, dont le millésime 2009 a obtenu le meilleur pointage au Grand Prix du vin suisse. Un mariage de merlot, de syrah, de cornalin et d’humagne rouge élevé en barrique.
Autre vin de classe, la Syrah Maison Rouge. La 2010 a été présentée comme Vin de la semaine sur Canal9. Un Syrah élevée en cuves sur ce millésime (parfois une partie passe barrique), corsée et fruitée à souhait.
Egalement dans les favoris de la cave, les deux bouteilles de Cornalin, l’une avec un élevage en cuve, l’autre, baptisée Cornalin de Viouc, élevée en barrique.  Deux vins toujours très réussis à l’image du 2009, Etoile du Valais dans sa catégorie en 2010.
Notons encore la présence sur la carte d’excellents pinots noirs, un élevé en cuve, l’autre sous bois, et la Petite Arvine Les Grands Rayes, généralement très bien réussie.

Tout savoir sur la Syrah 2010
Maurice Zufferey possède deux parchets de syrah. Le principal – 90% de la production – est situé à Maison Rouge, sur la commune de Sierre, l’autre au-dessus de Muraz, sur le territoire de Venthône. Quelque 5000 mètres carrés de vignes âgées de 11 ans. “Si j’ai choisi Maison Rouge, c’est pour ses sols. Très peu de calcaire dans cette zone, comme en Côtes du Rhône où les terres sont acides”, explique le vigneron-encaveur. Cultivées en guyot, les ceps offrent des rendements limités à 700 grammes au mètre carré. Le millésime 2010 a été récolté à 105° Oechslé.
La vinification est plutôt traditionnelle. A noter toutefois l’utilisation de cuves rotatives pour obtenir une extraction plus importantes. Le besoin d’aération de la syrah – dont on connaît la tendance à la réduction – incite Maurice Zufferey a opter certaines années pour un élevage partiel en barriques. Rien de tel avec le 2010, resté dans les cuves jusqu’au moment de la mise en bouteilles. Un conditionnement effectué en août, histoire de laisse au vin le temps de se faire.

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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