Libéralisation des droits de plantation

En France, le droit de plantation est un outil indispensable pour la régulation du marché du vin. Il permet une gestion stricte des surfaces vitivinicoles. Pour faire simple, disons que cet outil interdit de fait l’accroissement des surfaces existantes.
Mais, en décembre 2007, les ministres de l’agriculture de l’Union européenne signaient un accord conduisant à la libéralisation totale de la culture de la vigne, à l’horizon 2016. Autrement dit, les producteurs auraient alors une totale liberté de planter de la vigne sur le territorie européen. Motif, la régulation actuelle serait un frein au développement des exploitations viticoles.
Aujourd’hui, les milieux professionnels de l’Hexagone sont inquiets. Ceux de Bourgogne viennent de lancer une pétition nationale pour que la France revienne sur l’accord signé en 2007. Les signataires de cet «Appel de Dijon» ne sont pas seuls, puisque 14 Etats de l’UE ont déjà pris position en faveur de l’annulation de cette réforme. Mais c’est encore insuffisant pour garantir le succès. La décision devrait tomber d’ici la fin de l’année.
Un dossier à suivre, puisque la Suisse en arrive souvent, bon gré, mal gré, à emboîter le pas en matière de droit communautaire. Toute démarche de libéralisme exacerbé serait bien malvenue chez nous aussi, tant le marché du vin semble fragile.

About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
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