Le bas du haut-de-gamme

Deux pubs, d’abord.

  

Les temps sont durs! Des bouteilles du cépage choisi par le canton comme emblème, vendues à moins de 10 francs, soldées à 60% du prix initial. C’est là tout le symbole de la guerre des prix que se livrent les caves valaisannes sous la pression des marchés, de la grande distribution en particulier. Il y aura des morts sur le champ de bataille. c’est sûr.

Cela me conforte dans mon opinion déjà exprimée: il est bien difficile de communiquer sur des cépages, tant il est vrai qu’on ne peut décréter qu’un cépage est « bon ». Le cépage est ce qu’en fait le producteur. Miser sur la Petite Arvine et le Cornalin, c’est juste, bien entendu. Mais il faut que le consommateur puisse être sûr que le vin sera bon. Il faut donc ajouter un label de qualité à cette communication. Le label Grand Cru étant bien mal parti – je le répète et le martèle, il faut un Grand Cru cantonal sur quelques cépages choisis, et des vins dégustés – on pourrait peut-être utiliser les Sélections des vins du Valais. Petite Arvine Etoile du Valais, un label de qualité qui explique d’une part le prix du vin, d’autre part qui le certifie de qualité. Ainsi, le consommateur comprendra que ce qui est vendu à bas prix n’est pas du même niveau.

 

 

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.

3 Responses to “Le bas du haut-de-gamme”

  1. Julien | 24 juin 2012 at 10 h 36 min #

    Vous avez déguster avant de parler de bas du haut-gamme ?Je suis outré par ces prix mais je suis pas d’accord de parler de qualité juste à cause des prix… Et c’est là que le média se trompe… toujours… en tout cas souvent !!!

    • Paul Vetter | 24 juin 2012 at 18 h 35 min #

      Je n’ai pas dégusté ces vins. Et je suis persuadé qu’ils sont propres et bien faits. Je n’ai aucun doute là dessus.
      Je déplore par contre le BAS prix de ce cépage HAUT de gamme, en tout cas vendu comme tel depuis plusieurs années par la promotion valaisanne. Et je suis même capable de comprendre la logique commerciale. Pour avoir discuté à plusieurs reprises avec des négociants, j’imagine qu’ils ont permis à chacun des acteurs de dégager un peu de marge.
      L’exemple de ces deux actions, comme je l’exprime ci-dessus, est surtout emblématique de la situation de notre vitiviniculture. Et le problème est à mon avis dans la logique marketing. Non pas celle d’une ou l’autre entreprise, mais celle à l’échelle du canton. Mais il suffit de relire ce qui était écrit…

    • Paul Vetter | 24 juin 2012 at 18 h 40 min #

      J’ajoute que je suis d’accord avec vous. Le prix ne fait pas la qualité du vin. Et c’est valable dans les deux sens. Mais il serait bon que la qualité du vin fasse le prix.

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