Vin suisses: le bouillon

Alors que la qualité est indéniablement et continuellement en hausse, les vins suisses se prennent un bouillon, dans un climat de consommation à la baisse. 

Après deux baisses successives en 2008 et 2009, la consommation de vin en Suisse avait eu un sursaut en 2010. Une reprise qui remettait l’intérêt des Suisses pour le vin un peu plus haut qu’en 2007 (+ de 2 millions 800 mille hectolitres). Mais la tendance est malheureusement repartie à la baisse l’an dernier avec une diminution de consommation de 63’000 hectolitres. On se retrouve donc, avec 2 millions 740 mille hectolitres, au niveau le plus bas depuis 2007.

La baisse est plus marquée dans les vins rouges (- 51’000 hectolitres) que dans les blancs (- 12’000 hectolitres). A noter que dans cette catégorie, seuls les vins suisses perdent du terrain (- 20’000 hl) alors que les blancs étrangers en gagnent (+ 8’000 hl). Côté rouges, la perte est partagée. Moins – 28’000 hl pour les rouges suisses et moins 23’000 hl pour les rouges étrangers. Mais proportionnellement, ce sont les vins suisses qui trinquent le plus puisqu’il se boit 2,5 fois plus de vins rouges étrangers que de suisses. En pourcentage, la baisse est supérieure à 5% pour les vins suisses et seulement de 1,6% pour les rouges étrangers.

Pour illustrer ces chiffres, on peut dire que les Suisses ont bu l’an dernier quelque 3 millions 700 mille bouteilles de vins rouges suisses de moins qu’une année plus tôt et 2 millions 600 mille bouteilles de vins blancs suisses en moins.

A noter que dans ce bilan (source: administration fédérale), je n’ai pas tenu compte des vins mousseux (une hausse de 4000 hl).

Suisses ou étrangers, tous les types de vins perdent du terrain. A l’exception des blancs étrangers.

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
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