Excès de sulfites vs pénurie de plaisir

Un million de Français adultes, soit 3% d’entre eux, dépassent la dose admissible de sulfites. En cause, la consommation de vin. C’est un récent rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) qui l’affirme. Dans certains cas de vins particulièrement sulfités, 20 ou 25 cl de vin peuvent suffire à dépasser ladite norme.

Pour en savoir plus, l’article de Rue89 duquel je tire cette information.

Rien que cette semaine, en lisant ce genre de papier, j’aurais déjà dû arrêter le cervelas truffé de germes et le vin bourré de sulfites. Encore deux ou trois semaines à ce rythme et la vie ne vaudra plus la peine d’être vécue.

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.

3 Responses to “Excès de sulfites vs pénurie de plaisir”

  1. Winery | 28 août 2012 at 9 h 37 min #

    Connaissez-vous les risques encourus par la surconsommation de sulfites dans l’organisme ?

    • Paul Vetter | 28 août 2012 at 15 h 48 min #

      Non, pas précisément. Mais je suis sûr qu’on peut nous promettre de finir dans d’atroces souffrances. Mais je connais beaucoup de gens qui ont bu des vins raisonnablement sulfités et qui ont vécu heureux jusqu’à un âge avancé. Mais si on me propose trois décis de SO2, soyez rassuré, je refuserai poliment. Plus sérieusement, je pense que tout est dans la mesure.

    • Paul Vetter | 29 août 2012 at 9 h 29 min #

      Bon, plus sérieusement, voilà ce que j’ai trouvé (wikipedia) sur les conséquences d’un excès de sulfite…
      Certaines personnes peuvent développer une réaction inflammatoire lorsqu’elles consomment une certaine quantité de sulfites, généralement dans la demi-heure après l’ingestion. Ces réactions sont caractérisées par des rhinorrhées, des éternuements, des démangeaisons, de l’urticaire, des douleurs abdominales voire des symptômes plus graves, comme un bronchospasme ou une réaction de type anaphylactique. Cependant, l’anaphylaxie sous entend une réaction de type allergique vraie immédiate IgE dépendante. Or il n’a jamais été mis en évidence d’IgE anti sulfites, même si certains l’ont cru ou fait croire. Les sulfites n’obéissent pas à l’allergie de type I. Il faudrait parler d’intolérance plutôt que d’allergie. La gravité est moindre. Il y a probablement un effet quantitatif ou effet seuil, ce qui n’est pas toujours le cas pour l’anaphylaxie. Dans certains cas, les sulfites alimentaires peuvent aussi être la cause de crises hémorroïdaires.

      Environ 5 % des asthmatiques ont des difficultés à respirer dans les minutes suivant leur consommation. Les risques de réaction aux sulfites sont également très importants pour les personnes intolérantes à l’aspirine. Ces réactions peuvent être fatales et nécessitent des soins immédiats aux urgences. Les personnes qui risquent l’intolérance aux sulfites doivent donc absolument les éviter.

      D’autre part, une trop forte dose d’ions sulfite SO2– contenue dans un vin occasionne des céphalées aussi longues que douloureuses. De plus, il faut prendre en compte le fait qu’il existe une dose mortelle d’autant plus difficile à déceler que les sulfites sont contenus dans de nombreux aliments.

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