« Je gagne plus avec un vin italien! »

Voici un premier extrait annoncé de la Conférence « Osons les vins suisses ».

C’est Corinne Fischer, la patronne de Bataillard, société importatrice et revendeuse de vins étrangers, mais aussi partenaire de Provins.

Excusez la médiocre qualité du son, mais cette conférence a été enregistrée avec le micro d’ambiance.

 

Corinne Fischer le dit: si elle doit conseiller un vin, elle va privilégier un vin étranger qui lui laissera plus de marge.

Tags:

About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.

11 Responses to “« Je gagne plus avec un vin italien! »”

  1. Christophe Venetz | 19 septembre 2012 at 8 h 58 min #

    J’aimerais bien savoir ce que Mme. Fischer entend par marge plus importante sur les vins italiens. S’agit-il de la marge en % ou en Fr.?
    Si elle achète une bouteille de vin italien à Fr. 6.– et qu’elle prend 35% de marge, elle va la revendre à Fr. 9.50, soit une marge en francs de 3.50. Si elle achète un vin suisse à Fr. 15.– et qu’elle prend une marge de seulement 20%, elle va la revendre à Fr. 19.–, soit une marge en francs de 4.–. Donc, en vendant du vin suisse avec une marge en % nettement plus petite, elle gagne un montant plus important en francs. En fin de compte, au bilan on a bien des francs et pas de %. Conclusion: c’est plus intéressant de vendre du vin suisse!
    C.Q.F.D. !

    • Paul Vetter | 19 septembre 2012 at 21 h 44 min #

      Si elle préfère vendre de l’italien, c’est qu’elle gagne plus. Tu ne vas pas lui apprendre à compter….

  2. Alfredo | 19 septembre 2012 at 12 h 26 min #

    Si pour chaque bouteille de vin à 19 CHF vendue la grande distribution en vend 2 à 9.50 CHF, alors il est malheureusement bien plus intéressant d’essayer de vendre des vins à 9 CHF…

  3. Christophe Landry | 23 septembre 2012 at 17 h 46 min #

    Début septembre, Bourgogne… Restaurant, apéro, etc. Il ne m’est pas venu à l’idée de boire un vin d’Italie, de Suisse ou de Bordeaux dans la région de Beaune. En +, j’en ai même pas vu sur les cartes aux restaurants ! Bref, elle est charmante cette dame… Mais, elle prêche pour sa paroisse !

    • Paul Vetter | 23 septembre 2012 at 20 h 10 min #

      Elle prêche peut-être pour sa paroisse. Mais je trouve cela inquiétant pour Provins, vu que c’est elle – ou son entreprise – qui est chargée de commercialiser les vins de Provins en Suisse allemande. Un tel aveu, c’est inquiétant, même si c’est bassement réaliste.

  4. David | 1 octobre 2012 at 11 h 34 min #

    Je crois que Corinne Fischer ne fait qu’expliquer l’une des réalités du marché helvétique d’aujourd’hui, en mettant en avant l’un des aspects qui fait que les vins suisses ont de la peine à se profiler sur leur propre territoire. Ignorer la problématique des marges, prix de revient et positionnement prix, notamment sur les entrées de gamme, revient à foncer dans un mur.

    Toutefois, en travaillant en parallèle sur les autres axes du mix produit (promotion, adaptation des produits au goût du consommateur, amélioration de la distribution, réflexe suisse, etc.), les vins suisses parviendront à regagner des parts de marché en Suisse.

    Quant à Provins, comme communiqué au bouclement de l’exercice 2011, la cave gagne des parts de marché en Suisse Alémanique grâce au partenariat commercial mis en oeuvre et progresse dans cette zone de marché par rapport à l’année 2010.

    • Paul Vetter | 1 octobre 2012 at 13 h 18 min #

      Oui, David, je sais tout ça. Elle est franche, elle dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas. J’ai apprécié. Mais franchement, n’était-ce pas un peu maladroit par rapport à votre partenariat ? D’autant plus si elle a un peu forcé le trait.

    • Darbellay | 19 décembre 2012 at 21 h 23 min #

      C’est un gros mensonge , voir le 1 et versement de Provins 2012 et les commentaires du Directeur sur la lettre d’accompagnement. Ce doit être un Waterloo …

  5. Etter Daniel | 26 octobre 2012 at 10 h 31 min #

    En effet. Mais je voudrais savoir si cette personne sera aussi d’accord de travailler au prix horaire que nous on travaille. Elle pourra aussi travailler au prix italien – ça fera encore plus de marge …

  6. Darbellay | 19 décembre 2012 at 21 h 18 min #

    Et Vergeres compte sur elle pour vendre les vins Provins !

  7. Manuel | 24 décembre 2012 at 10 h 40 min #

    Personnellement si elle préfaire les vin Italiens.Ils n’ont qu’à venir les Italiens dans sont restaurant pour la faire vivre,c’est un simple calcul ABE

Laisser un commentaire