Soigner la vigne par la vigne

Des molécules novatrices permettent de garantir la protection de la vigne contre les principaux agresseurs fongiques

Des chercheurs de la station Agroscope Changins-Wädenswil (ACW) ont trouvé, dans les sous- produits de la vigne, des molécules permettant de stopper le développement de la pourriture grise, du mildiou et de l’oïdium. Cette recherche, à laquelle contribuent neuf Premiers Grands Crus bordelais, a permis le dépôt d’un brevet. La viticulture, quel que soit son mode de conduite, est une grande consommatrice de produits phytosanitaires, a indiqué lundi ACW dans un communiqué. D’une part, les traitements engendrent des coûts et des effets potentiellement néfastes sur l’environnement, d’autre part, les champignons développent des résistances. De ce fait, le nombre d’agents antifongiques efficaces devient de plus en plus limité d’année en année. Il était donc impératif d’examiner de nouvelles sources de substances naturelles pour leur potentiel antifongique. Une cinquantaine de plantes issues de la pharmacopée suisse, ainsi que des plantes cultivées, ont été passées au crible pour y découvrir des molécules offrant un tel potentiel. Et la surprise est venue de la vigne elle-même. Les chercheurs ont découvert dans des sarments de vigne aoûtés plus d’une cinquantaine de molécules présentant divers degrés de toxicité envers le mildiou, l’oïdium ou encore la pourriture grise.   (ATS/AGIR)

De beaux raisins exempts de pourriture: le remède se trouve dans la vigne, selon les chercheurs.

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
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