Bio or not bio, est-ce vraiment une question ?

Automne pt

En Valais, je n’ai pas l’impression que le thème du vin bio (ou plutôt de la viticulture bio) fasse vraiment débat. Peut-être parce que les viticulteurs bio purs et durs sont peu nombreux. Certes, on parle régulièrement de quelques producteurs qui ont opté pour la biodynamie. Marie-Thérèse Chappaz en particulier. On apprend aussi, qu’une ou l’autre cave a dédié une partie seulement de ses domaines à ce mode de culture. Quelques grandes maisons, Provins en particulier, possèdent des domaines bio. Il y a donc des questionnements, bien sûr, mais pas de grands débats. Au contraire. Un encaveur qui travaille désormais une part de son domaine en biodynamie m’a expliqué avec bon sens l’autre jour: « Ces vins-là ne sont ni meilleurs, ni moins bons. Ils sont juste différents. » De quoi désamorcer toute polémique…

Il me souvient pourtant d’un jeune spécialiste français qui avait déduit de cette espèce de consensus helvétique que « la Suisse est le vignoble le moins bio du monde ». Mais il oubliait, qu’avec la quasi-généralisation de la production intégrée (PI), la Suisse est peut-être plus encore le vignoble du monde le plus respectueux de l’environnement.

Si le bio (j’y inclus la biodynamie) ne fait pas vraiment débat chez nous, ce n’est pas le cas en France.En parcourant la presse, on tombe très régulièrement sur des articles plus ou moins polémiques à ce sujet. Quelques exemples et un peu de lecture.

Près de 700 vignerons sont à Montpellier pour Millésime Bio, le plus grand salon professionnel du monde dans ce domaine

* «Les vins bios, ça n’existe pas, a affirmé M. Beynat, le directeur du Salon Vinexpo de Bordeaux.

* Vins bio, après la pénurie, afflux d’offre sur le marché du vrac.

 » Lettre ouverte des producteurs de vins bios à Michel Bettane et Thierry Desseauve

 

 

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.

2 Responses to “Bio or not bio, est-ce vraiment une question ?”

  1. Julbul | 3 février 2013 at 1 h 45 min #

    Pourquoi mettre un « peut-être » en citant la Suisse comme le vignoble du monde le plus respectueux de l’environnement ?

    • Paul Vetter | 3 février 2013 at 20 h 36 min #

      Ce « peut-être » est dû au fait que je n’ai pas la certitude que ce soit le cas, ne connaissant pas suffisamment l’ensemble des autres vignobles du monde. Une précaution journalistique en quelque sorte. Et puis faut un peu rester modeste… 😉

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