Cépages: A comme Ancellotta

Origines: Cépage italien, présent essentiellement dans l’Italie du Nord (Lombardie, Emilie-Romagne).

Surfaces: Vu ses origines, c’est bien sûr en Italie qu’il est le plus présent. En 2000, on en comptait plus de 4700 ha dans la péninsule (Galet). En Suisse, on en trouve depuis 1978, date de son introduction par la station de Changins.  On le trouve essentiellement en Valais, car ce cépage nécessite un bel ensoleillement pour arriver à maturité. Il y  progresse régulièrement mais doucement… 3,2 ha en 2000, 10 ha en 2004, 19,3 ha en 2010 et 24.9 ha aux dernières vendanges 2013.

Production: En Valais, on a encavé quelque 124’000 litres d’Ancellotta aux dernières vendanges (10e rouge en terme de volume). Les moûts avouaient un respectable 97° Oechslé. Sion est la commune où l’on a produit le plus d’Ancellotta en 2013 (25’600 litres) devant Chamoson (15’700 lt), Fully (11’100 lt), Conthey (9’100 lt), Ardon (7’300 lt), Lens (6’600 lt) et Varen (6000 lt).

La vigne: L’Ancellotta est un cépage vigoureux, avec un potentiel de production élevé qui arrive tardivement à maturité. Il peut se montrer sensible à la coulure ou au millerandage lorsque les conditions climatiques sont difficiles en période de floraison. Autres points faibles une sensibilité aux acariens et au dessèchement de la rafle. L’Ancellotta possède de longues grappes lâches avec de petites baies sphériques. La feuille possède 5 à 7 lobes très découpés.

Le vin: Si le moût est neutre et incolore, avec une teneur en sucre et en acidité élevée, après cuvaison, le vin prend une teinte très sombre. Le bouquet est plutôt neutre.
On l’utilise presque exclusivement pour les assemblages. L’Ancellotta donne un vin extrêmement  coloré avec de puissants tannins. Des tannins intéressants uniquement lorsque le raisin est arrivé à belle maturité.
On l’a dit, l’Ancellotta est rarement vinifié pour lui-même. On en trouve tout de même deux bouteilles en Valais (à ma connaissance).
La seule que j’ai goûtée provenait de la Cave des Bains (Xavier Bagnoud) à Leytron. Elaboré avec un raisin provenant d’une vigne située au sommet du vignoble d’Ardon.  Exposition plein sud, mais altitude élevée (800 m). Un vin de caractère, avec des notes de baies sauvages et une touche végétale. Tannins solides mais arrondis.
L’autre bouteille que j’ai repérée provient de la Cave Varonier & Söhne à Varen. Un Ancellotta élevé en barrique.
J’ai aussi dégusté un pur Ancellotta (destiné à être assemblé), dans une cave de Salquenen. Beaucoup de couleur, de la puissance, des fruits noirs sauvages, et une note végétale assez marquée.

Ancellotta

 

 

 

 

 

 

 

Tags:

About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
No comments yet.

Laisser un commentaire