Giroud: bonjour les dégâts !

Un petit coup de gueule tout de même sur l’affaire Giroud… ou plutôt  les affaires Giroud.

Ce qui me sidère dans ces affaires, plus que les affaires elles-mêmes qui ne m’ont pas vraiment surpris, c’est le silence assourdissant des milieux professionnels valaisans.  Nombreux sont ceux qui s’étonnent de l’absence de réaction et de prise de position des associations professionnelles et autres instances officielles. Et lorsque, pressées par les médias, elles consentent à s’exprimer, c’est pour minimiser les fautes qui commencent à être nombreuses. Ce qui laisse la porte grande ouverte à toutes les interprétations, surtout les plus accusatrices. Ce week-end, j’ai entendu à plusieurs reprises des remarques du genre « Mais ils font tous pareil ! » ou « C’est la faute à toutes ces contraintes légales inutiles ! »   Et ce doute qui se généralise, c’est très grave pour l’image des vins valaisans. Certains l’ont déjà remarqué, la perte de quelques marchés ayant été clairement justifiée par les affaires en cours.  Tout cela est bien malheureux pour tous ceux qui font un remarquable travail qualitatif. Et ils sont nombreux, ne l’oublions pas.

Alors, répétons-le: les pratiques plus que douteuses de Dominique Giroud doivent être dénoncées avec conviction et punies sans aucune mansuétude, car elles sont en train de miner la réputation de toute une corporation. Elles donnent une image désastreuse des encaveurs valaisans. Et qui sait, cela pourrait du même coup faire réfléchir ceux qui auraient tendance à prendre trop de libertés avec des règlements somme toute plutôt souples.  Et que certains voudraient assouplir encore pour nous concocter des vins « fabriqués » à l’image de ceux de nombreuses régions du Nouveau-Monde et d’ailleurs.

Longue vie aux vins valaisans, les vrais, les authentiques ! Et longue vie aussi à celles et ceux qui sortiront du bois pour les défendre vigoureusement. Quitte à se faire mal voir des « winemakers » alpins qui fleurissent dans nos vignobles en dénaturant « le fruit de la vigne et du travail des hommes ». Amen!

PS. Prochain chapitre: Et si l’on rendait enfin crédible l’AOC Valais (ou un autre label de qualité cantonal)  ?

Au temps de la splendeur!

Au temps de la splendeur!

 

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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