Giroud: mise au point de l’IVV

L’IVV donne enfin un signe clair, en condamnant Giroud. En espérant que le mal ne soit pas déjà fait…

Voici le communiqué officiel…

paulan Roux

L’Interprofession de la Vigne et du Vin du Valais (IVV), tient à remettre l’église au milieu du village. Il est absolument mensonger de dire que des agissements peu glorieux pratiqués par un encaveur sont courants en Valais. C’est absolument faux. Et l’IVV est prête à le dire haut et fort pour défendre une profession qui se sent bafouée par les derniers épisodes de l’affaire Giroud.

L’Interprofession de la Vigne et du Vin du Valais (IVV) a décidé de sortir du bois. « Nous en avons marre que toute la profession, que tous les vins du Valais soient salis parce que un seul encaveur valaisan défraie la chronique depuis des mois. Notre rôle n’est pas de tirer sur Dominique Giroud tant que des procédures juridiques sont en cours, mais lorsqu’il prétend que ses pratiques plus que douteuses sont courantes en Valais, nous sommes obligés de tirer la sonnette d’alarme et de vous dire que, maintenant, ça suffit. Les vins du Valais n’ont jamais bénéficié d’une si bonne image, et nous ne sommes pas du tout disposés à laisser cette bonne étoile être ternie par une affaire grave. C’est pourquoi, à l’unanimité de son comité qui s’est réuni hier à Saillon lors de sa séance mensuelle, l’IVV tient à préciser les points suivants :

1. Il est faux et mensonger de prétendre comme le fait Dominique Giroud dans le Matin Dimanche du 22 février 2014 que les pratiques dénoncées sont courantes en Valais.
2. Des contrôles sont effectués chaque année en Suisse et en Valais (près de 1000 sur 2300 entreprises viticoles) avec un taux d’infractions mineures de l’ordre de 2 à 3%. Le système fonctionne donc à satisfaction.
3. A chaque infraction, les cas sont dénoncés par le Contrôle Suisse des Vins aux autorités cantonales compétentes pour fixer des amendes et parfois dénoncer pénalement les manquements.
4. A cette heure-ci et compte tenu de la gravité et de la récurrence des faits reprochés au principal intéressé dans les documents récemment publiés, l’IVV s’étonne de la légèreté des sanctions prises envers Dominique Giroud. L’IVV attend donc un éclaircissement immédiat de la part du service des affaires de la consommation (chimiste cantonal).
5. Le Valais, canton pionnier en la matière, procède à des contrôles à la vigne diligentés par l’IVV depuis 2005. C’est le seul canton à le faire ce qui prouve bien que la profession prend son destin en mains. L’IVV procède aussi deux fois par année, au contrôle organoleptique des vins AOC Valais, également mandaté par l’Etat du Valais.
6. L’image des vins valaisans n’a jamais été aussi bonne et l’IVV va tout faire pour que cela continue en dénonçant, chaque fois que cela sera nécessaire, et en toute transparence, les tricheries des uns ou des autres. L’IVV ne cautionnera jamais ce type d’agissement. « Nous n’avons jamais eu aucune intention de le faire pour cette affaire, ni pour aucune autre d’ailleurs. Il n’y a pas d’amalgame à faire entre les actes isolés d’un encaveur avec l’ensemble d’une profession qui fait du très bon travail et qui n’a donc pas à souffrir de cette affaire plus longtemps ».
L’immense majorité des acteurs de la branche sont des passionnés qui se battent continuellement pour améliorer et faire évoluer leurs produits, vivent pour leurs terroirs, pour leurs cuvées. Ils bénéficient aussi de l’effort collectif, de tout ce qui a été fait depuis plus de 150 ans pour promouvoir les vins valaisans.
L’AOC est un bien commun, que tous doivent défendre, et pour lequel tous les acteurs doivent se sentir redevables. Ce sentiment de gratitude passe notamment par le respect de certaines règles fondamentales. Chaque secteur d’activité comprend des tricheurs. Au sein de l’IVV, nous ne pouvons tolérer leur concurrence déloyale et l’effet dévastateur qu’ils font subir à toute une branche

Paul-André Roux (photo), président de l’IVV se tient à votre entière disposition pour de plus amples précisions. C’est lui qui a été désigné par le comité de l’IVV pour répondre aux médias, démontrant ainsi, une unité de vue complète entre tous les membres du comité de l’IVV et toutes les familles qui composent cette institution.

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.

One Response to “Giroud: mise au point de l’IVV”

  1. Biollaz Jean-François | 27 février 2014 at 15 h 20 min #

    Merci pour ce communiqué, il serait dommageable que toute une profession honnête et surtout responsable soit traînée dans la boue à cause d’un usurpateur.jfbio

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