L’Arvine bientôt pure ?

Le parlement valaisan a accepté un postulat demandant l’interdiction de coupage de la Petite Arvine. Actuellement, on peut rajouter dans une cuve de Petite Arvine 15% de vin d’un autre cépage. 93 députés ont soutenu le postulat alors que 16 d’entre eux l’ont refusé et que 4 se sont abstenus… Ce sont évidemment les professionnels qui sont montés au front. L’auteur du postulat, Aïda Lips (qui s’occupe de la cave familiale à Leytron après avoir étudié l’oenologie à Changins) s’est notamment frottée à Sébastien Roh (oenologue pour Les Fils de Charles Favre à Sion)… On retrouve un embryon de leurs arguments dans cette réaction au micro de Canal9… Mais rassurez-vous, la Petite Arvine n’est ni de gauche, ni de droite. Elle pourrait par contre devenir pure.

A noter que j’aimerais qu’on m’explique quel vin peut améliorer la Petite Arvine, que beaucoup considèrent comme l’un des meilleurs cépages au monde. Pour ce qui est de compléter les cuves, des solutions existent: chapeaux flottants, utilisation de l’azote…

http://www.canal9.ch/television-valaisanne/emissions/l-info-en-continu/11-03-2014/le-parlement-veut-une-petite-arvine-pure-a-100.html

PS. Actuellement, seul le Fendant n’a pas droit au coupage de 15%.  Ce n’est pas là le moindre des paradoxes de l’Ordonnance sur la vigne et le vin qui nous gouverne. 

Enfin pure...

Enfin pure…

 

 

About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.

2 Responses to “L’Arvine bientôt pure ?”

  1. darbellay | 12 mars 2014 at 22 h 54 min #

    Félicitations à la député-suppléante Aïda Lips pour son courage et aux 93 députés pour leur clairvoyance.
    RISIBLE pour le contradicteur d’invoquer le « guide des bonnes pratiques oenologiques » pour chercher à faire des vins de meilleure qualité (comment améliorer la petite arvine, le vin vedette de notre
    production ? avec du fendant ?) bien triste et spécieux argument s’il s’agit de celui de la défense de la profession.
    Bien avant les « affaires », dans mon article « POUR UNE PETITE ARVINE NON COUPABLE » publié dans le Novelliste du 4 mars 2013 je soulevais la problématique détestable du coupage (appelé par un doux euphémisme adjonction) en particulier ses effets délétères tant pour la qualité du vin que pour son image.
    Voici les conclusions: Il est temps de mettre fin à cette pratique occulte et mercantile dénuée de toute justification qualitative.
    J’en appelle aux autorités compétentes pour supprimer dans les plus brefs délais, pour la Petite Arvine en particulier et pour les autres spécialités valaisannes en général, les possibilités de coupage et d’adjonction. Il en va de l’authenticité, de la qualité et de la crédibilité de nos vins.
    L’exclusivité valaisanne obtenue pour la Petite Arvine de haute lutte aux Chambres fédérales nous oblige à produire des vins dans la pureté de l’expression du cépage et du terroir.
    Les dispositions légales d’un autre âge permettant la dénaturation de nos spécialités doivent être abolies.
    L’amateur de bon vin, notre client , attend des vins authentiques et de qualité pour lesquels il est prêt à payer un prix rémunérateur tant pour le vigneron que pour le négoce.

  2. darbellay | 15 mars 2014 at 9 h 00 min #

    N’EN JETEZ PLUS !
    Encore plus pitoyable le deuxième argument défendu par la profession : la possibilité de compléter les cuves avec n’importe quoi.
    Messieurs les professionnels ne connaissez-vous pas les cuves à chapeau flottant ou encore le bonne vieille méthode qui consistait à garder quelques récipients de moindre volume pour compléter, en cours de vinification, les vides éventuels., ça ce sont de « bonnes pratiques oenologiques »

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