Murs de Clavau: Gilliard recourt au TC

Les inscriptions Gilliard et Clos Cochetta, inscrites en lettres géantes sur les murs par micro-gommage végétal à la farine de maïs continuent à faire parler d’elles. Une première décision de la commission cantonale des constructions avait donné tort à la maison sédunoise. Un recours au Conseil d’Etat plus tard, et c’est une nouvelle déconvenue. Chez Gilliard, on est à la fois déçu et étonné de la décision du Conseil d’Etat. “On ne s’y attendait pas. On espérait à avoir un peu de soutien. C’est une décision qui à notre sens est absurde. On va faire recours et on va se battre jusqu’au bout ”, explique le responsable marketing Marek MoosGilliard a donc porté l’affaire devant le Tribunal cantonal.

Murs inscriptions 2 pt

Les décisions prises à ce jour demandent une remise en l’état de ces murs emblématiques du vignoble valaisan. Pour les propriétaires, c’est un non-sens. Et pas seulement pour eux. “Ces travaux sont réalisables. Mais ça va amener quelque chose de pire. Carrément une zone blanche, propre, c’est beaucoup plus choquant », explique Dominique Werlen, le responsable technique de l’entreprise sédunoise qui a réalisé de micro-gommage. Pour lui, en moins d’une année, les lettres ont déjà perdu 20% de leur éclat. « Je pense honnêtement que dans dix ans on ne verra plus rien », précise-t-il.  Alors, faisable ou pas ? Le président de la Commission cantonale des constructions (CCC), Pascal Varone, concède que de laver le mur n’est peut-être pas la meilleure solution. “On sait très bien que l’on arrive à patiner des meubles neufs pour les vieillir. Alors je pense qu’on peut faire tout autant avec un mur”, estime l’architecte sédunois.

Du côté de Gilliard, on conteste avoir tenté la méthode du fait accompli. “On s’est quand même renseigné un petit peu avant. On est dans un flou juridique. Maintenant, c’est presque adopté, intégré, il y a très peu d’impact visuel. On voit ici à Clavoz qu’il y a des construction plus récentes, tout aussi dommageables et qui eux bénéficient de ce flou juridique », lâche Marek Moos.  Pour Pascal Varone, la situation est au contraire très claire. “La commission cantonale des constructions a examiné s’il s’agissait d’une construction, donc sujette à une autorisation de construire. ça répondait dans tous les critères à une construction, donc une autorisation aurait dû être demandée.” Et il ajoute que si cela avait été fait, cette autorisation aurait à coup sûr été refusée.  Et quid des autres constructions qui auraient bénéficié du « flou juridique » ? « Toutes les constructions qui ont été autorisées dans cette zone correspondent à un besoin pour les entreprises et correspondent donc à la légalité de la zone elle-même », balaie le président de la CCC.

Il faudra donc attendre le jugement du tribunal cantonal pour connaître l’épilogue de ce feuilleton. Ou celle du tribunal fédéral, car en cas d’échec, la maison Gilliard est bien décidée à aller jusqu’au boutMurs inscriptions pt !

 

 

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
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