De la suzukii …

* A propos de la mouche suzukii, ce message de Arthur Darbellay. Un commentaire que je mets en évidence, car il me semble particulièrement pertinent.

D’après le Nouvelliste du 25 septembre 2014 “plusieurs vignerons ont pointé du doigt l’Office cantonal de la viticulture qui aurait tardé à informer sur les dangers de la mouche“.
Avec Yvan Aymon, (n.d.l.r : le porte-parole de l’IVV) je ne partage pas ce point de vue. En tant que membre actif de Vitival je puis affirmer que M. Stéphane Emery nous a informés à plusieurs reprises, en 2013 déjà, de l’imminence du danger.
La problématique me semble ailleurs, la Drosophile suzukii n’est pas un parasite spécifique à la vigne. Insecte polyphage il s’attaque aussi bien aux fruits qu’au raisin. Une approche uniquement sectorielle du problème me paraît insuffisante. A problème global, solution globale. Seule une véritable «station cantonale de protection des plantes» serait à mon avis à même de cerner la question. Elle aurait pu suivre l‘évolution du parasite sur la cerise, sur les fraises et autres fruits rouges et préparer la parade avant de se retrouver, comme la cigale, fort dépourvu l’automne venu.
Arthur Darbellay

* Un collègue a croisé le responsable d’une grande cave. Pour lui, la presse a tout faux, la suzukii est un problème assez marginal et le millésime 2014 sera excellent. Méthode coué ? optimisme justifié ? Il faudra attendre pour s’en faire une juste idée, verre à la main. On aimerait bien se tromper. Mais certains ont toujours l’impression que si on garde le silence, le problème n’existe plus. Alors que d’autres pleurent qu’on ne les a pas assez informés. Le monde est mal fait.

* Croisé un voisin qui finissait de vendanger sa vigne de pinot noir. Et la suzukii ? Seulement sur les 6 lignes les plus proches des arbres et du ruisseau qui borde la parcelle. Mais là, une forte dégradation d’une bonne part des grappes. C’est bien ce que disait le patron des vignerons valaisans: cette satanée bestiole aime l’humidité. Et ce sont essentiellement les zones les plus humides, à l’échelle du canton, de la région, de la parcelle, qui sont les plus touchées.

 

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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