Améliorer la traçabilité de nos vins (2)

On l’a vu hier, l’Etat du Valais a décidé de prendre le taureau par les cornes et d’améliorer la traça bilité des vins du Valais. Voici les propositions d’améliorations faites par le canton.

Propositions d’amélioration :
1. Mettre en place une systématique d’échange d’information entre les instances cantonales et fédérales afin de garantir une meilleure traçabilité ;
2. Créer une base de donnée centralisée, rassemblant l’ensemble des informations et accessible à toutes les instances de contrôles cantonales ;
3. Etablir un système d’acquits par cépage à l’exemple du chasselas, respectivement des acquits spécifiques pour l’utilisation d’appellations de lieu-dit, clos, domaine, château… ;
4. Adapter les taux de pressurage à la réalité de chaque cépage ;
5. Mettre sur pied un système législatif et les conditions cadres pour une intervention efficace et coordonnée de la part des autorités cantonales;
6. Responsabiliser les producteurs et les acteurs de la filière ainsi que l’interprofession ;
7. Définir la notion de cave et les paramètres d’inscription auprès du canton.
8. Mettre en place des contrôles analytiques et/ou chimiques des vins (provenance et cépages)

Et pour compléter le dossier, ci-dessus le reportage de Canal9

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.

2 Responses to “Améliorer la traçabilité de nos vins (2)”

  1. Fred | 5 novembre 2014 at 22 h 21 min #

    Magnifiques propositions du canton!
    Mais très incomplètes…
    En effet, il n’est pas (encore) demandé aux encaveurs de se soumettre à un test de dépistage du sida et aux vignerons de remplacer les piquets de vigne en acier galvanisé par des échalas en mélèze, beaucoup plus neutres pour les sols.
    Plus sérieusement, je serais curieux de connaître le nom des experts habilités à définir « les taux de pressurage adaptés à la réalité des cépages ». Si ce sont les mêmes qui font les estimations de récolte cantonale, on peut se faire du souci, les différences entre les prévisions et la réalité se montant régulièrement à plusieurs pour-cent, beaucoup plus que les 0.56 pour-cent d’adjonction excessive reprochés récemment à une cave dont la qualité des produits n’est plus à démontrer.
    Plus sérieusement toujours, si le canton pense que pour répondre à la pression médiatique il faut transformer un vigneron-encaveur en bureaucrate, je vais changer de métier. Je vais me faire engager comme contrôleur cantonal….
    Et pendant ce temps, on importe à tour de bras des vins du « nouveau » monde dans lesquels l’adjonction de glycérol, colorants alimentaires et autre MCR est autorisée sans que personne ne proteste.
    Vive nous!!
    Frédéric Dumoulin

    • Alfredo | 6 novembre 2014 at 16 h 38 min #

      C’est vrai que la commission qualité de l’Interprofession de la vigne et du vin du Valais avait vivement protesté contre l’adjonction de MCR sur les vins finis…

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