Dur, dur pour les finances…

Claude Crittin l’a dit sur le plateau de Canal9. Avec ce troisième millésime consécutif de faible production, les entreprises vitivinicoles souffrent. Les stocks sont au  minimum et les réserves financières sont souvent très entamées. Heureusement, la qualité est au rendez-vous, car le marché lui-même est difficile. Beaucoup l’avouent volontiers: il faut beaucoup plus sortir, travailler sans cesse, simplement pour conserver les parts de marché. D’autant plus que les vins les plus demandés sont vite épuisés. Ceux qui ont de nouvelles surfaces qui arrivent en production, plantées de spécialités en vogue (païen, arvine, merlot, cornalin …), tirent leur épingle du jeu. Mais ce n’est pas le cas de la majorité.

Avec ces petites récoltes, notamment celle historiquement faible de Fendant, le Valais va à coup sûr perdre des parts de marché dans les grandes surfaces. Certes, ce sont là des ventes à faible marge, mais il sera très difficile de reconquérir ces marchés. Et il suffirait d’une année de grosse production pour que cela soit indispensable.

Gérard-Philippe Mabillard, Directeur de l'IVV voit diminuer les moyens promotionnels en raison des faibles récoltes

Gérard-Philippe Mabillard, Directeur de l’IVV voit diminuer les moyens promotionnels en raison des faibles récoltes

Pour s’en sortir, on compte aussi sur la promotion. Malheureusement, une faible récolte implique aussi une baisse des moyens pour ce poste. En effet, l’Interprofession vit en partie des « redevances » payées par les producteurs. Et une partie importante des montants encaissés dépend des quantités récoltées. L’exemple donné dans le reportage ci-dessus par le directeur de l’Interprofession est parlant: dans une année moyenne comme 2010, ce montant est de 1,2 millions. En 2014, il ne sera que de 860’000 francs.  C’est dire qu’il sera difficile de faire plus avec moins.

Regardez le reportage …

 

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.

One Response to “Dur, dur pour les finances…”

  1. darbellay | 18 janvier 2015 at 8 h 25 min #

    C’est bien écrit « Avec ce troisième millésime consécutif de faible production, les entreprises vitivinicoles souffrent. Les stocks sont au minimum »
    Alors comment expliquer, après 2 années déficitaires, la décision de réduire le quota de fendant à 1.2 kg/m2 pour 2014 (BO du 27 juin 2014)
    Désolant cette incapacité chronique à anticiper les besoins du marché.
    Aymon réveille-toi ou plutôt réveille-les !
    Arthur Darbellay

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