Philippe Darioli toujours au top

Dégustation hier soir chez Philippe Darioli. Avec un premier constat: même très difficile, le millésime 2014 est chez lui fort bien réussi. Du Fendant au plus corsé des rouges, les vins ont un remarquable niveau moyen. Et à voir la réaction de la dizaine de personnes qui m’accompagnaient, je pense que chacune et chacun trouve dans ce très bel assortiment de quoi se faire plaisir.

Philippe Darioli

Philippe Darioli

Philippe Darioli a une philosophie qui le fait privilégier la qualité à la quantité. C’est valable à la vigne, sur chaque cep, mais aussi plus généralement pour son (petit) vignoble. Pas question de grandir plus que de raison. En choisissant de ne travailler que les terres qu’il peut garder sous son strict contrôle, l’encaveur de Martigny est à coup sûr dans le juste. Cela paraît évident dans ce millésime 2014 qui a nécessité de grands soins à la vigne, tant au niveau climatique que sanitaire, avec l’arrivée l’été dernier de la désormais fameuse drosophile suzukii.

Je ne vais pas vous détailler la vaste gamme proposée hier soir – plus de 20 bouteilles différentes – et je me contenterai de vous parler de quelques coups de coeur.

J’évite de vous appâter avec le Fendant puisque ce vin est déjà en rupture de stock, ce qui suffit en soi comme commentaire. Alors pour l’entrée de gamme, je pencherai pour le Pinot blanc, tout en dentelle et joliment fruité. Un vin gracieux et un moment de plaisir.

J’ai beaucoup aimé aussi le Païen, à la fois riche et frais, sur des notes d’agrumes et de fruits exotiques. Et pour un troisième blanc, la très prometteuse Petite Arvine de Fully, encore en barrique, mais remarquable elle aussi d’équilibre. Et bien sûr vive et sèche à souhait.

Un petit vignoble, mais une vaste gamme

Un petit vignoble, mais une vaste gamme

Côté rouge, j’ai vraiment aimé le Pinot noir, tout en dentelle, soyeux et fruité, avec une étincelante couleur… de pinot noir. Coup de coeur, une fois de plus, pour l’Humagne rouge, que Philippe Darioli réussit magnifiquement année après année. Un vin qui fait la part belle au fruit, dans la fraîcheur, avec en finale la petite note sauvageonne qu’on attend de ce cépage.

Un beau moment de plaisir aussi avec le Cabernet franc élevé en barrique, un vin plus puissant et corsé que les précédents, mais toujours très digeste.

Pour terminer, je sors du millésime 2014 pour l’Ermitage Grain noble 2012, assez atypique chez Philippe Darioli avec un petit 7% vol d’alcool. Grande liqueur parfaitement équilibrée par l’intense fraîcheur de ce liquoreux: le plaisir est au rendez-vous…

 

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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