Vignerons-encaveurs: comité sur le départ

Lu dans le Nouvelliste du jour…

Le comité de l’UVEV démantelé?

Le patron des vignerons-encaveurs valaisans, Thierry Constantin.

Thierry Constantin, président démissionnaire

L’Union des vignerons-encaveurs du Valais (UVEV) devra sans doute se chercher un nouveau comité. L’ordre du jour de la prochaine assemblée des vignerons-encaveurs du Valais qui se tiendra le 18 mars à Savièse prévoit un renouvellement du comité. Les points 4 et 5 stipulent l’élection de cinq membres du comité et l’élection du président. Selon nos sources, seul Jean-François Carron ne remettrait pas son poste. Contacté, Thierry Constantin, le président, n’a pas voulu faire de commentaire.

Ces démissions impliquent la nomination de nouvelles personnes dans d’autres entités. Au comité de la Chambre valaisanne d’agriculture, au comité de l’IVV, au comité de la Fédération Suisse des Vignerons et au comité de l’Association suisse des vignerons-encaveurs.

Pour Yvan Aymon, président de l’IVV, «le comité en place a toujours privilégié l’intérêt général du Valais à celui de leur propre entreprise. Ils ont toujours fait l’effort de comprendre les contingences économiques des autres partenaires, vignerons ou encaveurs. Notre canton n’a d’avenir que si tous tirent à la même corde. J’espère que le futur comité continue dans cet esprit.» FM

Commentaire
Cette démission – presque générale – était attendue. Elle semble d’abord un signe de mauvaise humeur suite à la fronde de nombre des membres de l’UVEV dans l’affaire du « démantèlement » de l’AOC prévu dans le cadre de VITI 2020. Ils sont en effet nombreux, et souvent très influents, les membres de l’UVEV qui ont signé la prise de position demandant, contre l’avis de leur comité, le maintien de l’interdiction des copeaux et du MCR pour les vins AOC Valais. Et certains n’ont pas hésité à reprocher au comité le manque de concertation qui a prévalu dans ce cas. 

Un signe de mauvaise humeur, mais peut-être bien aussi une habile manoeuvre pour qu’on les convie à rester en place. Une sorte de référendum qui pourrait les réhabiliter. Une manière de quitte ou double, un coup de pocker, pour ressortir la tête plus ou moins haute de cette triste affaire. L’article du NF le relève. Ceux qui les remplaceront auront du travail, puisqu’il faudra du même coup les remplacer dans différentes commissions. Or, les bonnes volontés, ayant du temps à disposition, ne sont pas légion. Plutôt que de se mouiller, certains pourraient bien les convier à rester, en se disant que, de toute façon, tout cela n’a pas grande importance. Ce serait bien dommage pour l’ensemble de la branche!

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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