Pour un meilleur contrôle du vin

La Confédération a présenté son rapport concernant le contrôle des vins. Une bonne nouvelle, puisque l’on aura enfin droit à un « croisement » des données récoltées par les différentes instances cantonales et par la Confédération. Les tricheurs – qui sont heureusement qu’une minorité – auront la vie moins facile… Je vous laisse prendre connaissance de l’article publié à ce sujet par le Nouvelliste.

Article du NF (24 mars 2016

Article du NF (24 mars 2016)

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On constate que les responsables viticoles de l’Etat du Valais ne nous avaient point menti lorsqu’ils affirmaient notamment que l’on ne pourrait échapper à la fin de la trop fameuse (fumeuse) globalisation des acquits. Plus question désormais de faire de produire davantage de Cornalin lorsqu’une vigne de Cabernet était en plantation. Plus question de produire davantage de Petite Arvine pour compenser la perte subie à cause du gel sur son Chardonnay… Une possibilité légalement offerte bien utile au producteur, mais une possibilité qui pouvait dans certains cas constituer une aberration qualitative. Désormais, un acquit par cépage et basta! C’est la Confédération qui l’impose.

Grâce aux mesures préconisées, les instances officielles disposeront de nouveaux outils pour débusquer les tricheurs. Mais pour que cela soit le cas, il faudra que les autorités vitivinicoles cantonales et fédérales aient réellement la volonté de le faire. On espère que le pragmatisme souhaité par le Président de l’IVV ne rime pas avec laxisme. Quand on analyse les mesures préconisées par Viti 2020, on se demande si l’on doit considérer comme du pragmatisme le fait de tenter d’inscrire dans les nouvelles lois et ordonnances des pratiques jusque là interdites, mais trop souvent utilisées dans les profondeurs de certaines caves. Est-il juste « pragmatique » de faire inscrire en AOC des cépages déjà plantés dont personne ne sait dans quelles bouteilles sont passés les raisins ?  Est-il simplement « pragmatique » d’autoriser en vins finis l’ajout de MCR dont les fournisseurs confessent sous le sceau de l’anonymat vendre déjà des quantités non négligeables. Si la réponse à ces questions et à quelques autres est « oui », je souhaite ardemment que l’on ne fasse pas preuve de trop de pragmatisme. La confiance du consommateur est à ce prix.

Cela dit, la profession est formée d’une grande majorité de gens honnêtes, d’artisans qui aiment leurs terres et les vins qui en découlent. Si vous en doutez, j’ai de nombreuses adresses. Et pour tous ces gens-là, ces contrôles n’ont pas grande importance, à condition bien sûr qu’ils ne génèrent pas une masse de paperasse bien gênante à traiter…

 

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
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