5e Glorieuse: belle édition

5eGlorieuseLa désormais fameuse « 5e Glorieuse » a vécu. Vendredi et samedi, 37 encaveurs, judicieusement sélectionnés ont présenté leurs vins au Cerm de Martigny. Un vaste espace qui a permis de répartir les stands pour le confort des uns et des autres. Pas de foire d’empoigne pour côtoyer les producteurs ou se faire servir et donc une dégustation très agréable pour le visiteur. Merci à l’organisation.

Cette 5e Glorieuse constituait aussi une occasion idéale de jauger la valeur du millésime. Certes, il fallait tenir compte de la proximité des mises en bouteilles, avec quelques « fatigues » pour certains vin. Ou parfois aussi des vins en fin d’élevage, tiré de la cuve pour l’occasion.

Pour les blancs, je me suis essentiellement concentré sur les Païens et les Petites Arvines. Avec globalement, beaucoup de plaisir à la clé. Seule remarque, pour moi négative: trop de vins gardent encore une petite sucrosité dont je me serais passé. Et je ne suis pas toujours sûr que la paresse des levures soit la seule cause de cet état de fait. Mais il faut bien dire que beaucoup de ces sucres résiduels étaient compensés par de belles acidités équilibrantes.

Au sujet de ces sucres, on entend souvent les producteurs dire que les consommateurs adorent ça. Chez Romain Papilloud, j’ai eu droit à un autre son de cloche, à mon sens réjouissant. Chez ses clients, la tendance est inverse. Cela l’encourage d’ailleurs à produire une Amigne « 1 abeille » fort appréciée et d’autres vins précis et tendus. Tant mieux!

Côté des rouges, j’ai malheureusement dû tronquer ma dégustation, la cloche ayant sonné plus tôt que prévu, le temps passant trop vite en si bonne compagnie. Mais j’ai goûté des vins – surtout Humagne rouge et Cornalin – de très belle tenue, alliant une jolie corpulence à une fraîcheur réjouissante. Des vins qui méritent quelques mois de bouteille avant de les apprécier à leur juste valeur.

Vu l’échantillonnage consommé finalement très réduit par rapport à l’offre, je n’ai pas follement l’envie de parler de l’un ou l’autre vin. Allez, un coup  de coeur tout de même: la Petite Arvine de Gilbert Devayes à Leytron, avec un bel équilibre et une palette aromatique comme je les aime. Mais pour être plus équitable, je féliciterais surtout les organisateurs pour le choix assumé des encaveurs. Alors, bien sûr, on pourrait toujours regretter l’absence de X ou Y. Mais force est de constater que tous ceux qui y étaient méritaient leur place par la qualité de leurs produits.

La 5e Glorieuse est devenu au fil des ans une manifestation incontournable. Il faudra s’en souvenir dans douze mois.

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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