Provins n’en finit pas de se renforcer

C’est le Nouvelliste qui nous l’a appris la semaine passée: Provins engage dans les hautes sphères.  Je vous laisse prendre connaissance de l’info.

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Depuis l’arrivée de Pierre-Alain Grichting, la Coopérative a fait le ménage dans presque tous ses postes clés. J’écris presque tous, car j’avoue avoir eu de la peine à suivre et il est possible que j’aie manqué l’un ou l’autre épisode. Mais ce qui est sûr, c’est que la tête de la plus grande cave de Suisse ne ressemble plus guère à ce qu’elle était avant l’arrivée du président, en juin 2013.

La valse a commencé en janvier 2014. Exit le directeur Roland Vergères remplacé par Raphaël Garcia. On a ensuite eu les départs (remplacés) -je ne garantis pas l’ordre chronologique – du directeur marketing David Genolet, du directeur commercial Pascal Rubin, du directeur technique Gérald Carrupt, du responsable du service viticole Samuel Panchard. Et j’en oublie sûrement.  Ajoutons pour la bonne bouche le départ à la retraite de l’icône-maison, Madeleine Gay.

Dans le même laps de temps, le Conseil d’administration a accueilli une pléiade de « pointures » qui ont remplacé la plupart des « gens du terroir » qui y siégeaient encore.

Dernière restructuration en date, la promotion du responsable administratif et financier Emmanuel Bérard qui devient Secrétaire général, un nouveau poste. Pour le remplacer, Pierre-Alain Grichting a débauché le chef de la comptabilité de l’Hôpital du Valais. Ajoutez-y les deux nouveaux engagés l’un pour développer le marché en Suisse allemande, l’autre à l’étranger. Des hommes qui occupaient des postes à responsabilité.

Tous ces changements et engagements de « grosses pointures » ont certainement un coût. C’est dire que les nouveaux venus devront apporter un véritable plus en termes de rentrées financières pour justifier l’investissement. Comme le mentionne l’article: Provins mène une politique conquérante.  Mais le marché du vin n’est pas un marché tout à fait comme les autres. La nature n’en fait qu’à sa tête. Une grande part des ventes passe par la grande distribution où la concurrence – étrangère en particulier – est féroce et ne permet pas de dégager des marges intéressantes. Et les ventes sont en baisse en raison de facteurs divers et variés sur lesquels les producteurs n’ont pas vraiment prise. L’avenir nous dira si le big boss de Provins nouvelle formule a fait tout juste avec sa politique de renforcement de la direction et sa politique de « crus de prestige ».

 

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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