Humagnes à Leytron: belle dégustation

J’ai fait le tour des stands (ou presque) de l’édition 2016 d’Humagnes en fête à Leytron. Avec le plaisir habituel puisque dans l’ensemble, les vins sont de très bonne tenue. Une fois de plus, on peut constater que ces manifestations, organisées par un groupement de producteurs dont les membres collaborent, permettent une élévation du niveau général des vins. C’est aussi le cas à Leytron.

Une telle dégustation permet surtout d’apprécier les différences en fonction des vinifications. L’Humagne blanche (ou blanc), vinifiée en cuves, en barriques ou en fûts de 600 litres, ce n’est pas tout à fait le même vin. Dans sa jeunesse, l’Humagne blanche est plus séduisante avec un élevage traditionnel, en cuve. Naturellement, dirais-je, car ce vin tout en finesse et en délicatesse subit un peu le bois durant ses premières années. Mais on se réjouit de goûter celle de Guérin Produit (Cave la Creuse) ou la bouteille Grand Cru de David Rossier dans deux ou trois ans.

J’ai apprécié la plupart des Humagnes blancs que j’ai goûtés. Confirmation à la Cave du Bosset, par exemple, chez Philippoz Frères, chez Defayes&Crettenand ou à la Cave de l’Etat au Grand-Brûlé. Belle surprise chez Pierre Buchard ou à l’Agroscope, que je connaissais moins.

 

Stéphane Defayes: un spécialiste des humagnes...

Stéphane Defayes: un spécialiste des humagnes…

L’Humagne rouge, c’est un peu mon chouchou. Pour moi, c’est le cépage valaisan qui a le plus progressé ces dernières années, grâce surtout à la limitation des rendements. Mais avec l’Humagne rouge, pas de pitié… Plus encore que le Cornalin, une Humagne rouge qui n’est pas bonne a vite tendance à être mauvaise. Par bonheur, toutes celles que j’ai goûtées à Leytron étaient de bonne facture. Dans des styles différents, bien sûr. Là encore, des confirmations de caves connues et réputées pour ce vin, à l’image de Gilbert Devayes ou Defayes&Crettenand (des vins bien concentrés et assez puissants). Beaux vins également à la Cave du Bosset ou chez Philippoz Frères. Enormément de plaisir aussi avec le vin de la Cave du Grand-Brûlé toujours aussi performante dans les cépages autochtones. Moins concentré mais joliment fruité chez Aïda Lips, par exemple.

Et l’on s’en voudrait de ne pas mentionner la belle démonstration de la Cave du Rhyton d’or avec un millésime 2006 qui a bien su vieillir avec une jolie fraîcheur fruitée et une très bonne tenue.

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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