Deux vins de classe

Ce printemps, j’ai eu l’occasion de faire la connaissance de Fabio Negri et des vins qu’il concocte pour la cave Hubert Germanier à Vétroz. J’avais eu à cette occasion la chance de découvrir deux vins encore en élevage. Deux crus ambitieux qui constituent la gamme Tête de cuvée de la maison. A ce stade de leur évolution, ils m’avaient très favorablement impressionnés.

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Fabio Negri, un oenologue à l’écoute de ses vins.

La semaine passée, Fabio Negri m’a permis de découvrir en avant-première ces deux bouteilles, une Syrah et un Merlot, qui sont mis en vente ces jours-ci. Et j’ai apprécié la dégustation.

Ces deux têtes de cuvée sont constitué de parcelles soigneusement choisies pour leurs qualités. « Nous avons pu récolter à maturité idéale, lorsque les rafles commençaient à se dessécher. Les caissettes ne sont qu’à moitié remplies pour conserver les grappes en parfait état », explique l’oenologue. Puis les raisins profitent d’une longue macération de 40 jours. Un tiers de la récolte n’est pas éraflée, le reste si, mais en conservant les grains « en raisin rond ». Levures indigènes, pigeages manuels et travail par gravitation: tout est fait dans le plus grand respect du vin. Après dix mois d’élevage dans des barriques neuves, les deux vins ont encore pu se reposer durant deux mois en bouteilles avant la mise en vente.

Le résultat est à mon goût très convaincant. La Syrah est bien typée avec de jolies notes épicées (poivre, girofle), une touche empyreumatique bien maîtrisée. Les fruits noirs sont très présents dans une bouche qui a gardé un beau dynamisme. Les tannins sont fermes et élégants.  Quant au merlot, il ne dépareille pas. Sa belle robe rubis foncé avec une touche pourpre est très attirante. Là encore la barrique est bien maîtrisée et sait se faire assez discrète déjà à ce stade. Le vin fait preuve d’un joli volume en bouche, avec un beau fruité évoquant la mûre, la myrtille et autres fruits noirs. Les tannins sont assez puissants avec une trame serrée. Le tout en ayant conservé une agréable fraîcheur. Ces vins sont donc de beaux athlètes, du muscle, mais pas de graisse inutile.

 

About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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