Cépages: à la hausse, à la baisse

On l’a dit, le vignoble valaisan a perdu 32,3 ha des vendanges 2015 à celles de 2016. Quelles sont les variétés qui ont fait les frais de cette nouvelle donne ? Sans surprise, c’est dans les cépages les plus courants (et aussi les moins rémunérateurs) que la baisse est la plus notable.

Le fendant toujours en recul

Côté variétés blanches, c’est encore et toujours le chasselas (fendant) qui a perdu le plus de terrain. On en cultive désormais 878,9 ha. Pour mémoire, au passage du millénaire, on en était encore à 1715 ha, soit presque le double de la surface actuelle.  Par rapport à l’an dernier, la perte atteint 35,5 ha (donc plus que les 32,3 ha de vignoble disparus).

Le constat est le même pour les cépages rouges: ce sont les deux variétés les plus plantées qui subissent une perte significative. Le gamay a reculé en un an de 16,3 ha pour s’établir à 572,9 ha; et le pinot noir a perdu 42,5 ha et couvre désormais 1476,1 ha, soit 30% de notre vignoble.

Des petits reculs encore à signaler: environ 2 ha de moins pour le pinot gris, et presque un hectare de moins pour l’humagne rouge qui avait régulièrement progressé jusqu’ici.

On devine au vu de ces chiffres que d’autres cépages ont dû améliorer leurs surfaces. C’est le cas surtout pour le païen (+16,9 – 140,4 ha), pour l’arvine (+10,8 ha – 196,4 ha), et pour le sylvaner (+8,5 ha – 249,9 ha). Chez les rouges, c’est d’abord le merlot (+11,3 – 124,1 ha) qui progresse. Petit plus (1 ha – 169,7 ha) pour la syrah, pour le galotta (+1,9 ha – 10,4 ha), pour le diolinoir (+2,9 ha – 97,6 ha) ou pour le cornalin (+5,7 ha – 144,7 ha).

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About Paul Vetter

Journaliste professionnel, Paul Vetter a longtemps travaillé comme spécialiste vin et viticulture pour des médias valaisans. Ayant décidé de se consacrer à d'autres activités, il continue à suivre attentivement les vins du Valais et la politique vitivinicole menée dans le canton. Il vous rend en compte en toute liberté.
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