Blog vin – Valais du Vin Blog farouchement indépendant traitant librement des vins du Valais et du monde Thu, 30 Nov 2017 14:26:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.7 Fully, ARVINE en capitale: Toujours mieux /2017/11/19/fully-arvine-en-capitale-toujours-mieux/ /2017/11/19/fully-arvine-en-capitale-toujours-mieux/#respond Sun, 19 Nov 2017 09:48:23 +0000 /?p=8519 Est-ce l’effet millésime ? Est-ce l’effet d’émulation ? L’arrivée dans le groupe de jeunes pousses ambitieuses ?Probablement un peu de tout ça.  Mais ce qui est apparu comme évident lors de cette dixième édition de Fully, ARVINE en capitale, c’est la progression constante de la production des encaveurs présents à cette manifestation.  Lors des premières éditions, la tenue moyenne des vins était bien plus aléatoire. Aujourd’hui, ceux qui étaient au top à l’époque le sont toujours, mais d’autres les ont rejoint ou les talonnent. La plupart des vins sont secs et tendus, avec une belle typicité. Rares sont les crus suaves (terme choisi pour ne pas dénigrer la clientèle qui les apprécie plus que moi) et lorsqu’ils existent, il s’intègrent bien dans une gamme complète et cohérente avec une ou deux autres Petites arvines qui ont bien fini leurs sucres.

Voilà pour le bilan général de l’opération et l’impression de base. Pour le reste, je ne vais pas ici détailler mes préférences. Je tâcherai de vous les signaler au hasard de mes dégustations prochaines. Mais si vous voulez un conseil, ne manquez pas de passer dans l’une ou l’autre cave fulliéraine à l’occasion des caves ouvertes de décembre ou 17 producteurs vous recevront avec plaisir.

Plus de renseignements ICI

 

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Vous avez dit « diversité » ? /2017/11/10/vous-avez-dit-diversite/ /2017/11/10/vous-avez-dit-diversite/#respond Fri, 10 Nov 2017 09:12:08 +0000 /?p=8515 « Cépages suisses – histoire et origines » de José Vouillamoz est actuellement mon livre de chevet (voir article précédent). La lecture est diablement instructive et comme le scientifique spécialiste de l’ADN des cépages fait passer différents messages, cette lecture incite à la réflexion. On partage ou pas, mais n’est-ce pas du débat que naissent les grandes idées.

Quelques chiffres tirés de l’Introduction de l’ouvrage pour aujourd’hui. «En Suisse, on cultive au moins 252 cépages, 168 sont admis dans les appellations d’origine contrôlée (AOC), allant de 12 à 85 cépages selon les cantons. C’est une diversité énorme, et peut-être même un record du monde. On peut toutefois se demander s’il faut s’en enorgueillir ou s’en alarmer. En effet, la diversité ne fait pas l’identité, ce qui explique l’expression provocatrice disant que « le vins suisse n’existe pas »!»

Le débat est relancé, car il n’est pas nouveau. Cette fameuse diversité, c’est même l’un des chevaux de bataille de l’Interprofession des vins du Valais, « puissant » argument marketing toujours mis en avant. Récemment encore, le communiqué de presse présentant les Caves ouvertes du printemps, mentionne dans la bouche du directeur de l’IVV : « La force des vins du Valais réside dans leur diversité. »

Et cette diversité, l’Interprofession ne cesse de l’augmenter. L’an dernier, à l’occasion du fameux débat concernant la révision de l’Ordonnance sur la vigne et le vin, l’IVV avait réclamé une douzaine d’ajouts à la liste des cépages donnant droit à l’AOC. Finalement, elle avait obtenu l’inscription de cinq cépages et de deux « améliorateurs » utilisables comme teinturiers jusqu’à hauteur de 5%. L’un des deux était le trop fameux dunkelfelder (la variété préférée des drosophiles suzukii lorsque les petits fruits sont épuisés !).

Vendre la diversité, n’est-ce pas là la raison majeure de l’inconsistance absolue de la promotion des vins du Valais. Personne n’est vraiment capable d’expliquer ce que l’on promeut, parce qu’on voudrait tout mettre en avant, au gré du vent, des ventes et des stocks. Et oui, la diversité comme argument de vente, c’est le cauchemar garanti du publicitaire… et c’est ce qui explique l’inanité de la promotion de nos vins…

 

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Tsampéhro: toujours convaincant… /2017/11/07/tsampehro-toujours-convaincant/ /2017/11/07/tsampehro-toujours-convaincant/#respond Tue, 07 Nov 2017 19:58:56 +0000 /?p=8509 J’ai eu le plaisir de participer lundi à la présentation de l’édition V, celle des vendanges 2015. Une 5e édition, c’est aussi 10 ans de travail puisque le désormais fameux Clos de Tsampéhro est parti de zéro pour atteindre aujourd’hui un bien joli rythme de croisière. Enfin, si on peut dire, puisque l’enthousiasme, la créativité et le travail de l’équipe ne se dément pas au fil des ans, bien au contraire.

photo: tsampehro.com

La dégustation a commencé par le Tsampéhro Extrabrut 2014. Soit la 4e édition pour ce vin effervescent qui allie petite arvine (26%), chardonnay (39%) et pinot noir (35%) et qui a vécu 32 mois d’élevage sur lattes. Pas de liqueur d’expédition pour ce brut zéro.  On n’est donc pas surpris de déguster un vin très vif, frais et nerveux avec une dominante de limette et autres agrumes assorti d’une petite note d’élevage. Le tout avec une bulle très fine et agréable en bouche.

Deuxième larron, le Tsampéhro blanc 2015, assemblage de trois quarts de savagnin blanc (païen ou heida) et de rèze élevé durant 19 mois en barriques. Un bois qui lui apporte une touche d’épices douces plus marquée au nez qu’en bouche. Là, le vin fait preuve d’une belle amplitude magnifiquement équilibrée par une acidité revigorante. Agrumes, épices chaudes, acacia… La complexité aromatique est au rendez-vous. Très beau vin qui supportera avantageusement quelques années de bouteille avant de réjouir vos papilles.

Place au Tsampéhro rouge 2015. Un vin au style assez bordelais, avec en plus de 35% de cornalin, un apport de 33% de merlot, de 15% de cabernet sauvignon et 17% de cabernet franc. Le tout élevé durant 21 mois sous bois. Mais la fraîcheur, la tonicité et le fruité du cornalin jouent un rôle non négligeable. Belle robe foncée, nez expressif entre notes empyreumatiques et fruité évoquant la griotte. La bouche est puissante, avec une agréable fraîcheur. Notes de poivrons mûrs, café noir, griotte, cerise noire, réglisse. Là aussi, on note une réjouissante complexité avec en finale, une trame tannique assez puissante qui demande encore à s’affiner. Nul doute que quelques belles années de garde lui permettront de donner le meilleur de lui-même pour notre plus grand plaisir.

Pour terminer, Tsampéhro se décline désormais en version pur Compléter. Le cépage chers à nos amis des Grisons, placé dans les (bonnes) mains de Vincent Tenud, l’oenologue de Tsampéhro, n’a pas déçu. Bien au contraire, il a très agréablement surpris les heureux qui ont pu participer à cette dégustation. Si l’on excepte une note de réduction initiale, le vin a ensuite pu jouer ses atouts. Une très belle amplitude assortie d’une grande vivacité. Des notes séveuses, puis des arômes floraux et quelques fruits exotiques (ananas, mangue), une touche de girofle aussi. Sans conteste un très beau vin original.

Vous l’aurez compris, j’ai apprécié la gamme Tsampéhro édition V.  Un très beau projet qui a visiblement les moyens de ses ambitions: un très beau vignoble et des gens compétents pour le mettre en valeur, tant au niveau de la vinification que de l’habillage et du marketing.

 

 

 

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La bible à José, version suisse /2017/11/05/la-bible-a-jose-version-suisse/ /2017/11/05/la-bible-a-jose-version-suisse/#respond Sun, 05 Nov 2017 09:50:53 +0000 /?p=8504 J’ai le vif plaisir de tenir en mains le nouvel ouvrage de José Vouillamoz. Ceux qui le connaissent ne seront pas surpris que ce livre de 160 pages traite des cépages, de leur histoire, de leur origine. Et cette fois, le biologiste, ampélographe et généticien de la vigne cible en particulier les cépages présents dans le vignoble helvétique. Et le travail ne manque pas puisque notre vignoble nain (en comparaison internationale) de 15 000 hectares est planté de plus de 250 cépages dont 80 peuvent être considérés comme indigènes.

José Vouillamoz, un généticien qui sait mettre la main à la pâte.

Après une première partie qui pose le cadre avec la liste des cépages, la surface qui leur est consacrée et quelques définitions de base qui permettent de mieux cerner le propos, José Vouillamoz traite dans le détail d’une grosse vingtaine de « cépages patrimoniaux ». Il fait ensuite de même avec les principaux croisements nés ces dernières décennies grâce à la recherche. Un troisième chapitre plus sommaire est consacré aux « hybrides », aux noms souvent inconnus en dehors du cercle fermé des spécialistes.

Ce sont évidemment les cépages que José Vouillamoz qualifie de patrimoniaux qui ont surtout retenu mon attention. L’auteur en donne un descriptif lapidaire ainsi que les synonymes. Puis il développe l’origine historico-génétique de chacun d’eux. C’est là sa spécialité et le travail est évidemment précis, complet, passionnant pour un amateur de vin qui veut en savoir plus sur ce qu’il goûte avec tant de plaisir.

Mais José Vouillamoz ne se cantonne pas à l’irréfutable. Il nous rappelle que l’homme de science est aussi un passionné de dégustation. Il ajoute donc dans ce chapitre une section consacrée aux vins issus de ces cépages patrimoniaux. Il cite les principales caractéristiques des crus. Et il se lance dans un périlleux exercice en citant des producteurs de référence pour les diverses variétés. Périlleux et donc courageux, car on sait que la publication d’un tel « palmarès » fait beaucoup de déçus pour quelques heureux. Et cela, même si on peut deviner un certain « oeno-oecuménisme »  qui débouche sur un savant équilibre entre les « familles » qui cohabitent dans la vitiviniculture helvétique.

Chacun se fera sa propre idée de la pertinence – ou de l’impertinence – des choix proposés par José Vouillamoz. La dégustation n’étant de loin pas une science exacte, je m’abstiendrai de dire qu’à mon sens, ici l’auteur à raison, alors que là, il a tort. Mais globalement, en termes de dégustation, les choix de l’auteur me semblent très  judicieux. Et bien sûr, je n’ai aucune compétence qui me permettrait de juger la partie scientifique. Je me contente d’apprendre grâce à son travail aussi vaste que précis. Je suis admiratif, sauf quand il oppose vérité scientifique et vérité marketing. Je comprends son point de vue, mais pour moi, le Cornalin valaisan restera du Cornalin et ne deviendra pas de sitôt du Rouge du pays. D’abord par ce que cette appellation, si elle est appropriée pour la plante, me fait trop penser au « Gros rouge qui tache » pour être apposée sur une bouteille. Ensuite, parce que trop de moyens marketing ont été investis pour faire connaître l’appellation Cornalin pour qu’on jette tout ça dans les poubelles de l’histoire et qu’on reparte à zéro avec une appellation peu évocative. Rouge ? Quel rouge ? Du pays ? Quel pays ?

Mais José Vouillamoz me pardonnera ce petit désaccord qui ne date pas d’aujourd’hui. Il n’empêchera aucun amateur de vin de se précipiter chez un bon libraire pour acquérir cet ouvrage paru aux éditions Favre.  Ce que je recommande évidemment de faire sans délai.

Cépages suisses – Histoire et origines, José Vouillamoz, Editions Favre, Lausanne, 2017

 

 

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Les résultats du Grand Prix du Vin Suisse 2017 /2017/10/31/les-resultats-du-grand-prix-du-vin-suisse-2017/ /2017/10/31/les-resultats-du-grand-prix-du-vin-suisse-2017/#respond Tue, 31 Oct 2017 21:29:34 +0000 /?p=8496 Tous les podiums du Grand Prix du Vin Suisse 2017

CHASSELAS

1er rang: St-Saphorin Bellevue 2016;  Lavaux AOC; Les fils Rogivue à Chexbres (VD)
2ème rang: La Rionde Saint- Saphorin 2016;  Lavaux AOC; Patrick Fonjallaz à Epesses (VD)
3ème rang; Fendant Martigny 2016;  AOC Valais; Alexis Jacquérioz SA à Martigny (VS)


MÜLLER-THURGAU

1er rang: Jeninser Riesling-Sylvaner 2016 ; AOC Graubünden; Obrecht Weine à Jenins (GR)
2ème rang: Riesling-Sylvaner 2016;  AOC Zürichsee; Schnorf Weinbau à Uetikon Am See (ZH)
3ème rang: Baselbieter Riesling-Sylvaner 2016; AOC Basel-Landschaft; Siebe Dupf Kellerei AG à Liestal (BL)

 

AUTRES CÉPAGES BLANCS PURS / ANDERE SORTENREINE WEISSWEINE

1er rang: Petite Arvine 2015 AOC Valais; Cave du Rhodan Mounir Weine AG à Salgesch (VS)  (photo: Olivier Mounir)
2ème rang: Païen 2016 AOC Valais; Cave des Bernunes à Sierre (VS)
3ème rang: Païen les Bernunes 2016 AOC Valais; Cave Caloz à Miège (VS)

 

ASSEMBLAGES BLANCS – WEISSE ASSEMBLAGEN

1er rang: Apriori 2016;  AOC Valais; Vinigma à Basel (BS)
2ème rang: Premium Blanc 1er cru 2015;  AOC Genève; Domaine Château du Crest à Jussy (GE)
3ème rang: Domaine Chervet Cuvée de l’Arzille 2015;  AOC Vully; Domaine Chervet à Praz (Vully) (FR)

 

VINS ROSÉS ET BLANCS DE NOIRS – ROSÉ UND FEDERWEISSE

1er rang; Oeil-de-Perdrix les Petits Crêts 2016;  AOC Neuchâtel; Caves des Coteaux à Areuse-Boudry (NE)
2ème rang: Oeil-de-Perdrix 2016;  AOC Neuchâtel; J.-Ch. Porret à Cortaillod (NE)
3ème rang: Oeil -de -Perdrix 2016;  AOC Neuchâtel; Caves du Château d’Auvernier à Auvernier (NE)


PINOT NOIR

1er rang: Pinot Noir Clos de La Coutaz Vex 2015;  AOC Valais; Domaine Jean-René Germanier à Vétroz (VS)
2ème rang: Pisür Pinot Noir de Salquenen 2015; AOC Valais; Cave Saint Philippe à Salgesch (VS)
3ème rang: Pinot Noir Barrique Wiesendangen 2015;  AOC Zürich; Kindhauser-Berghof à  Wiesendangen (ZH)

 

GAMAY

1er rang: Gamay 2016;  AOC Valais; Cave Mabillard à Champlan (VS)
2ème rang: Le Baron Rouge 1er Cru 2016; AOC Genève; Domaine des Charmes à Satigny (GE)
3ème rang: Gamay Confidentiel 2015; AOC Côtes de l’Orbe; Château de Valeyres à Valeyres-Sous-Rances (VD)


MERLOT

1er rang: Piccola Vigna Merlot Barrique 2013; DOC Ticino; Piccola Vigna Sagl àColdrerio (TI)
2ème rang: Le Bernardin Collection B. Ravet 2015;  AOC La Côte; Uvavins – Cave de la Côte àTolochenaz (VD)
3ème rang: Castelrotto 2015; DOC Ticino; Tamborini Carlo SA à Lamone (TI)

 

AUTRES CÉPAGES ROUGES PURS / ANDERE SORTENREINE ROTWEINE

1er rang: Cornalin 2016;  AOC Valais; Kellerei Leukersonne à  Susten (VS)
2ème rang: Syrah Réserve 2015; AOC Valais; Cave du Vieux Moulin à  Vétroz (VS)
3ème rang: Syrah Diego Mathier 2015; AOC Valais; A & D. Mathier Nouveau Salquenen à Salgesch (VS)

 

ASSEMBLAGES ROUGES – ROTE ASSEMBLAGEN

1er rang; Plural 2015;  AOC Zürich; Weingut Erich Meier à Uetikon am See (ZH)
2ème rang: Baton Rouge 2012 Vin de table Suisse; Cave du Vidomne à St-Pierre-de-Clages (VS)
3ème rang: Binôme 2015 Vin de Pays Suisse; Zweifel Weine & Getränke à Zürich (ZH)

 

GAMARET, GARANOIR PURS OU EN ASSEMBLAGE DES DEUX CEPAGES

1er rang: Légende 2015 AOC Genève; Domaine du Centaure à Dardagny (GE)
2ème rang: Le Désir Noir 2016; AOC La Côte; Domaine de la Crosettaz à  Gilly (VD)
3ème rang: Gamaret 2014;  AOC Zürichsee; Weinbau Wetli, Männedorf à Männedorf (ZH)

 

VINS BLANCS, ROUGES ET ROSÉS AVEC SUCRE RÉSIDUEL DÈS 8 G/L

1er rang: Domaine Tourbillon 2012; AOC Valais; Provins Valais à Sion (VS)
2ème rang: Les Romaines Gewürztraminer 2015; AOC La Côte; Les Frères Dutruy à Founex (VD)
3ème rang: Johannisberg Saint-Martin 2013;  AOC Valais; Domaine du Mont d’Or à  Sion (VS)


VINS MOUSSEUX – SCHAUMWEINE

1er rang: Brut de l’Orpailleur 2014; AOC Valais; Frédéric Dumoulin SA – L’Orpailleur à  Uvrier (VS)
2ème rang: Les Romaines Brut Rosé 2015; AOC La Côte; Les Frères Dutruy  à Founex (VD)
3ème rang: Bel Héritage 2012;  Vin de Pays Suisse; Mauler et Cie SA à 2 Môtiers (NE)

 

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Gala des vins suisses : communiqué /2017/10/31/gala-des-vins-suisses-communique/ /2017/10/31/gala-des-vins-suisses-communique/#respond Tue, 31 Oct 2017 21:28:38 +0000 /?p=8502 Les stars du vin suisse ont été désignées lors du grand gala qui s’est déroulé à Berne, en présence du gotha viti-vinicole du pays. Sur les 78 vins nominés provenant de toute la Suisse, 39 ont été couronnés en remportant les 3 premiers prix des 13 catégories. Cette année, chaque région viticole de notre pays a au moins remporté un titre, le Valais ayant remporté 6 des 13 catégories du concours. Les frères Dutruy à Founex (VD) raflent le titre envié de Cave Suisse de l’Année 2017. Le prix BIO revient à Reynald Parmelin à Begnins (VD) et les deux prix Vinissimo vont respectivement à Vinigma Gmbh à Basel (BS) pour le blanc et à Piccola Vigna à Coldrerio (TI) pour le rouge.

Berne, mardi 31 octobre 2017. Les champions du vin suisse sont connus ! Le suspense a pris fin lors du grand gala qui s’est déroulé ce jour au Kursaal Allegro à Berne, en présence d’un parterre de plus de 400 personnalités du monde viti-vinicole, de la politique et des médias. Aux côtés des 13 vainqueurs de catégories et des trois prix spéciaux, le titre suprême de la Cave Suisse de l’Année a été décerné aux Frères Dutruy à Founex VD.

Cette soirée constituait l’apothéose du Grand Prix du Vin Suisse, le plus important concours de vins de notre pays, avec plus de 2800 vins, organisé conjointement par l’association VINEA et la revue Vinum.

Cette année à nouveau, un jury international de 10 personnes a dégusté les vins nominés et procédé au classement des 3 meilleurs vins de chaque catégorie. Ce panel de spécialistes s’est dit impressionné par la qualité exceptionnelle des 78 vins en lice pour remporter un trophée.

Lauréats de toute la Suisse sur le podium

Le Valais, plus importante région viticole de Suisse, se retrouve 14 fois sur le podium, devant la Suisse alémanique (8) avec les Grisons, Zurich, et Bâle, Vaud (7), Neuchâtel Trois Lacs (5), Genève (3) et le Tessin (2). Cette année, les régions de Zürich, Neuchâtel Trois Lacs et Genève ont été primées à plusieurs reprises pour la première fois.

Quant aux vainqueurs de catégories, le Valais s’adjuge 6 catégories : autres cépages blancs purs, pinot noir, gamay, autres cépages rouges purs, vins avec sucre résiduel et vins mousseux. La catégorie chasselas revient au canton de Vaud, le Tessin est le vainqueur logique de la catégorie merlot ; les Grisons sont les champions du Müller-Thurgau. Le meilleur vin rosé provient de Neuchâtel, les catégories assemblages sont remportées pour les blancs par Basel et c’est à Zürich que se trouve le meilleur assemblage rouge du pays. La nouvelle catégorie Gamaret-Garanoir purs ou en assemblages revient au canton de Genève.

Les prix spéciaux

Durant cette soirée, 4 prix spéciaux ont également été remis :

  • Prix «Cave Suisse de l’Année 2017» : Les Frères Dutruy, Founex (VD). Avec plusieurs vins médaillés, 2 vins nominés et 2 vins primés, Christian et Julien Dutruy signent de bien belle manière leur tout premier millésime vinifié dans leur nouvelle cave.

  • Prix bio suisse : Vengeance tardive Begnins 2016, AOC La Côte, Domaine la Capitaine, Begnins (VD) : Reynald Parmelin remporte à nouveau le prix Bio avec un pinot gris d’une remarquable finesse.

  • Prix Vinissimo « Coup de cœur » Blanc : A Priori 2016, AOC Valais, Vinigma gmbh, Basel (BS) : l’harmonie est le maître mot de cet assemblage de cépages valaisans racés et élégants.

  • Prix Vinissimo « Coup de cœur » Rouge: Piccola Vigna Merlot Barrique 2013, Doc Ticino, Piccola Vigna Sagl, Coldrerio (TI) : un merlot avec une superbe maturité en bouche et des tanins soyeux.

 

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Série de grande classe /2017/10/14/serie-de-grande-classe/ /2017/10/14/serie-de-grande-classe/#respond Sat, 14 Oct 2017 19:21:01 +0000 /?p=8489 Le Valais du vin possède une belle palette d’ambassadeurs de grande classe. J’en veux pour exemple et preuve la série dégustée (et bue) aujourd’hui.

Première de cordée, la superbe Petite arvine 2013 de Gérald Besse à Martigny-Croix. On sait que l’ami Gérald maîtrise avec talent ce cépage et qu’il propose année après année des bouteilles de grande classe. Ce 2013 n’échappe pas à la règle. Le nez est expressif, en pleine maturité, sur les agrumes et la rhubarbe. Des arômes qu’on retrouve sans retenue dans une bouche qui allie volume et tension. Un vin d’équilibre qui se termine par la touche saline qui attise les papilles bien au-delà de la dernière gorgée.

L’Humagne rouge 2015 de Philippe Darioli à Martigny, ensuite… Lui aussi fait preuve d’une belle constance dans l’excellence avec ce cépage pas facile à maîtriser. Ce vin se présente dans une belle robe d’un rouge assez profond. Le nez marie les notes de fruits noirs à une touche d’écorce de chêne. Une fois en bouche, le bouquet se complète de notes évoquant la violette et la réglisse.  Le tout dans une belle harmonie entre fraîcheur et plénitude. J’adore….

Troisième bouteille d’exception: le Cornalin 2010 de Nicolas Zufferey à Sierre. En mirant sa robe, on se dit que le temps n’a pas eu de conséquence négative pour lui. Les notes violacées lui donnent un surcroît d’élégance. Au nez, c’est le fruité qui domine, cerise noire et griotte en priorité. Et c’est aussi le cas en bouche où l’on perçoit en sus une touche épicée de bon aloi. La puissance – on sent une belle extraction – est bien balancée par une très belle acidité, comme souvent sur le cornalin. Les tannins sont présents et soyeux. Sans conteste un grand et beau Cornalin.

Et pour finir en beauté: le Grain noble 2000 de Marie-Thérèse Chappaz à Fully. Un vin, ou devrais-je écrire une liqueur, qui laisse un souvenir impérissable. Par sa superbe robe ambrée, par sa complexité aromatique (fruits confits, épices douces, miel), par son équilibre entre liqueur et acidité… Tout concourt à faire de la dégustation de cette bouteille du millénaire un grand moment de dégustation. Il fallait bien ça pour clore cette série majestueuse.

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Florilège de nouvelles /2017/10/11/florilege-de-nouvelles/ /2017/10/11/florilege-de-nouvelles/#respond Wed, 11 Oct 2017 19:30:41 +0000 /?p=8481 Allez, je tente un nouveau départ. J’ai eu beaucoup de signes très positifs à mon égard ces derniers temps, des signes qui ont redonné du sens à ce que je faisais – et que je ferai – dans cet espace de liberté qui déplaît tant à certains.

Pour débuter, quelques nouvelles en vrac…

  • Vous vous en souvenez, le Grand Conseil a voté un postulat qui réclame une AOC à géométrie variable (voir articles précédant). Tout le monde s’interroge sur l’origine de cette initiative politisée par les Noirs du Haut-Valais. Et bien sachez que Frédéric Rouvinez (l’un des jeunes patrons de Rouvinez Vins et Orsat, notamment) m’a écrit pour me faire savoir qu’il est contre cette initiative et qu’il ne peut donc pas en être l’une des têtes pensantes. On se réjouit qu’il partage notre avis (à moins que ce soit nous qui partageons le sien).
  • Puisque tous les vignerons-encaveurs que j’ai interrogés à ce sujet trouvent ce postulat ridicule, ou pour le moins incongru, et que l’un des plus influents représentants des négociants y est opposé, on se demande bien qui le président Yvan Aymon représente lorsqu’il estime dans la presse que ce postulat va dans le bon sens. A moins que ce soit simplement lui qui en manque.
  • Un contact dans une cave neuchâteloise m’a certifié que son entreprise a vendu 20’000 litres de chasselas à deux grandes caves valaisannes. Et son sourire était perceptible, même par téléphone, lorsque je lui ai demandé s’il avait vendu les meilleures cuves de sa récolte. LOL, comme disent les geeks.
  • Dans une cave valaisanne de taille moyenne, dont je vous reparlerai sûrement bientôt, on s’insurge contre le droit de coupage avec du vin d’autres cantons. On estime que c’est une image négative accolée à nos cuvées; une image qui jettera le soupçon sur toute la production des cépages concernés, que la cave ait ou non coupé son vin. Par contre, vu l’excellente qualité de la faible récolte encavée, on a choisi d’une part de renoncer au marché de vrac, et d’autre part, pour satisfaire une clientèle qui apprécie le rosé, on a importé du raisin italien pour le vinifier façon maison. Le vin est évidemment étiqueté comme tel afin que tout soit transparent pour le consommateur. Aucun mélange entre ce vin et les autres cuvées AOC Valais, bien entendu.
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L’IVV applaudit: on n’est pas surpris /2017/09/14/livv-applaudit-on-nest-pas-surpris/ /2017/09/14/livv-applaudit-on-nest-pas-surpris/#respond Thu, 14 Sep 2017 09:57:32 +0000 /?p=8476 L’IVV (interprofession de la vigne et du vin) – ou en tout cas son président – applaudit l’acceptation du postulat visant à permettre un surplus de production lorsque l’année précédente a été de faible rendement.  On n’est pas surpris, évidemment, puisqu’on sait qu’à l’IVV, quelques grands négoces ont pris le pouvoir et que les vignerons-encaveurs, tenants d’une ligne plus qualitative qu’uniquement mercantile, sont régulièrement minorisés.  Pour mesurer leurs arguments, voir l’article du Nouvelliste.

 

Vous l’aurez remarqué. Les atteintes à la qualité inhérentes à une augmentation des normes de production n’est que peu ou pas évoquée par le représentant de l’Interprofession. Pourtant, si l’on autorise un 20% supplémentaire, nos vignerons pourraient produire jusqu’à 1,44 kg au mètre carré de nos meilleures spécialités, Petite arvine ou Cornalin en tête. On ne se réjouit pas de goûter ces vins qui seront tout juste bons à alimenter des actions en grande distribution dont nos « grandes » caves ont le secret.

« Géniale » idée par contre d’évoquer, voire de revendiquer un reclassement d’une récolte dont on a imposé le déclassement quelques mois plutôt au grand dam des vignerons et vignerons-encaveurs, grands cocus de l’opération. Certes, le président de l’IVV ne mentionne aucune volonté de payer aux producteurs la somme dont ils furent spoliés.

Je le répète, ce postulat adopté par le Grand Conseil est une imposture. Les grands économistes à la tête des négoces valaisans revendiquent sans vergogne un libre marché, cette fois avec l’appui d’un jeune éditorialiste du Nouvelliste issu du même tonneau. Autrement dit, ces négociants ne veulent plus de règles. Ils souhaitent avoir les coudées franches pour faire tout et n’importe quoi avec leurs vins. Ils peuvent déjà le faire – et le font gaîment avec certains produits de 2e ou 3e catégorie – mais ils aimeraient bénéficier en sus de ce qui reste de notoriété à cette AOC Valais qu’ils cherchent à « assouplir » depuis des mois.

Si cela devait se faire – mais j’en doute, car j’ai confiance dans la jugeote de notre Conseil d’Etat – je parie qu’on vivrait rapidement des situations cocasses. Imaginons une récolte 2018 avec augmentation des quotas. Puis un millésime 2019 naturellement généreux. Cela devrait largement suffire à reconstituer des stocks aptes à casser le marché (une spécialité de nos grands professionnels). D’autant plus que si on les croit, ils auront perdu avec le faible millésime 2017 de nombreuses parts de marché difficiles à récupérer . Si ce scénario devait se vérifier, on verrait alors nos grands libéraux pleurer dans les gilets empesés de nos députés pour qu’ils leur votent une aide pécuniaire de la plus grande urgence.

 

 

 

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AOC vins industriels /2017/09/12/aoc-a-geometrie-toujours-plus-variable/ /2017/09/12/aoc-a-geometrie-toujours-plus-variable/#respond Tue, 12 Sep 2017 13:02:38 +0000 /?p=8468 Mais qui a donc soufflé cette idée saugrenue à trois députés haut-valaisans ? On peut aisément le deviner tant les sabordeurs de notre AOC Valais sont clairement identifiés, mais comme ces gens ont la plainte pénale facile, on s’abstiendra de désigner des coupables.

Une décision qui favorise les producteurs… de betteraves

Ce matin, le Grand Conseil valaisan a donc, à une assez large majorité (à l’exception de la gauche et du PDC du Bas), adopté le postulat présenté par ces trois députés. Le Valais pourrait donc se retrouver assez rapidement avec l’AOC la plus ridicule du monde. Si ce postulat aboutit à quelque chose, les producteurs pourraient compenser une faible récolte par une autre, supérieure de 20% aux quotas déjà généreux que nous fixe le cadre de l’actuelle AOC. Mais lisez le texte et l’argumentaire associé…

 

le texte du postulat

Bien sûr, rien n’est encore fait. Pour plusieurs raisons.

Il s’agissait d’un postulat et non pas d’une motion. Le Conseil d’Etat est donc chargé de voir ce qu’il y a lieu de faire…. Et là, franchement, je ne vois pas Christophe Darbellay opter pour cette solution transformant la vigne en plante fourragère, lui qui a dit à la tribune en parlant du gel (je cite de mémoire) qu’il n’était pas question pour les producteurs de se refaire en dépassant les quotas dans d’autres parcelles. Il a dans la foulée évoqué des sanctions pour ceux qui tenteraient de se refaire ainsi.  Peut-il cautionner une telle dévalorisation de notre production, j’en doute fort.

S’il est mis en application, le texte du postulat viole la loi fédérale qui est un garde-fou (mot qui prend ici tout son sens) pour les errements des parlements cantonaux.

Ce texte ne peut satisfaire que les négociants qui invoqueront une fois de plus la nécessité de vendre à perte dans les grandes surfaces des produits que l’on peut qualifier de bradés, même s’il leur infamie peut justifier leur prix ridicule.

C’est dire que les vignerons-encaveurs, qui sont déjà sortis du bois pour interdire de sucrer et d’aromatiser les vins avec du MCR et des copeaux n’ont aucun avantage à tolérer cette nouvelle attaque contre notre AOC. Ils pourraient bien sortir une nouvelle fois de leur légendaire réserve pour défendre la réputation de leur coin de terre et de ses vins qu’ils chérissent. Eux pensent plus à la qualité qu’à la quantité, misent plus sur l’avenir de leur branche que sur le profit immédiat.

Ce qui m’interpelle tout particulièrement, c’est le manque de connaissance du sujet d’une bonne part de nos députés. A moins qu’ils aient tous pris leurs renseignements dans l’une ou l’autre grande cave valaisanne dirigée par des gens qui aiment plus l’argent que le vin.

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