J’te dis pas bravo, mon cher Carlo

Le Matin de ce dimanche. Comme chaque semaine, je parcours l’article concernant le restaurant préféré d’une personnalité. Je m’intéresse particulièrement aux trois vins proposés, par le sommelier, j’imagine. Mais le Chef a bien sûr un droit de regard. C’est pour ça que je m’adresse directement à Carlo Crisci. Un grand cuisinier avec un indéniable talent. Mais là n’est pas la question.

Et oui, trois vins proposés, trois vins étrangers. Pas une seule bouteille provenant du coin de pays qui le fait vivre. Un Brunello di Montalcino, un Alsacien, un Champagne millésimé, le 1959, bien sûr, il faut montrer sa différence.

Et bien moi, je te le dis, mon « cher » Carlo. Si tu n’es pas capable de mettre en évidence ne serait-ce qu’un grand chasselas du canton qui t’accueille, ou même une spécialité du canton voisin, ou un grand Pinot des Grisons… enfin, si tu n’es pas capable de mettre en évidence une seule bouteille du vignoble suisse, tu ne mérites pas la clientèle qui est la tienne.  Tu faisais partie de ceux que  je rêvais d’aller visiter au gré d’une balade culinaire. Et bien non! Tu es rayé de ma carte comme nos vins l’ont été dans l’article du jour.  Et, j’ai un côté « mauvais coucheur » que j’assume.

About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.

6 Responses to “J’te dis pas bravo, mon cher Carlo”

  1. Serge Revaz | 21 octobre 2012 at 10 h 03 min #

    Bravo c’est un moyen d’améliorer la promotion que de boycotter les restaurants qui ignorent les vins suisse

  2. NicoJ | 22 octobre 2012 at 9 h 48 min #

    tout d’abord : http://www.lecerf-carlocrisci.ch/menu-plaisir-fr12.html
    dans ce menu il y a deux vins suisses, dont même un valaisan!!!

    Et ensuite stop à la fin! C’est quoi ces nostalgiques de la fermeture d’esprit et des lobbys?!
    Chacun est libre de consommer le vin qu’il désire non? Et de mettre en valeur ceux qu’il veut!

    Cette remarque n’est pas digne de votre travail et votre rigueur, à croire que vous ne croyez pas aux vins suisses si vous voulez les imposer?!
    Vous préférez les restaurants qui servent comme vins valaisans les Giroud, sans se fouler? Ce n’est pas meilleur pour l’image des vins suisses!
    Le choix des vins proposés dans les restaurants est un problème majeur assurément, mais si un restaurateur veut mettre en avant des vins étrangers, soit!
    Et summum de l’horreur, il utilise du vin jaune jurassien pour son plat alors que Fabienne Cottagnoud en vinifie un!!!! Manquerait plus qu’il serve de la San Pellegrino à la place de l’Aproz…..

  3. NicoJ | 22 octobre 2012 at 10 h 07 min #

    Encore une question, puisque ça va dans les reproches pinailleurs?
    Quand vous dites : »Si tu n’es pas capable de mettre en évidence ne serait-ce qu’un grand chasselas du canton qui t’accueille », est-ce que le verbe accueillir est en relation avec son nom à consonance italienne? Parce que là aussi il faut faire attention avec les termes utilisés!!!
    Ce canton bénéficie autant de la qualité de son oeuvre qu’il ne fait simplement acte d’accueil…

  4. Paul Vetter | 22 octobre 2012 at 14 h 41 min #

    C’est ça qui est beau en démocratie. Chacun pense ce qu’il veut, et a le droit de l’écrire. Je ne conteste ni le talent de Carlo Crisci, ni le contenu de ses menus, ni celui de sa carte des vins, sûrement bien fournie en vins suisses.
    Mais je continue de penser que mettre en avant dans la presse trois vins étrangers lorsqu’on est établi en pays vaudois, ce n’est ni très malin, ni très correct. Les vins suisses souffrent d’un déficit de notoriété injustifié et le soutien des grands chefs serait très utile à la profession en ces temps difficiles. Mais il a bien sûr le droit de choisir une autre voie. Et moi, celui de déplorer cette attitude.
    Quant à la dernière remarque, elle tient trop du procès d’intention pour que je prenne le temps d’y répondre. Je me contenterai de vous signaler que ma femme et mes enfants sont doubles-nationaux, Suisses et Italiens.

    • Rausis Christian | 23 octobre 2012 at 16 h 36 min #

      Nous sommes allés 2 fois chez lui il y a une dizaine d’années. Excellente cuisine et le plateau de chocolats, hum un délice ! Cependant je pense également que ce n’est pas très futé de ne pas promouvoir les vins de la région ou des cantons voisins.

      PS Ma grand-maman était d’origine italienne, j’adore les vins italiens et j’ai également eu quelques flacons de Deiss dans ma cave. Par contre je n’apprécie pas trop le champagne.
      Ce soir à la Sitterie où j’ai bu la dernière fois un très bon barbera de Giacomo Conterno.

  5. Franky Varone | 15 novembre 2012 at 0 h 10 min #

    Entièrement d’accord avec ce blog. Y en a marre des vins systématiquement français ou italiens. LA Suisse prouve dans chaque concours qu’elle est sur le podium des meilleurs vins du monde… a des prix qui n’ont rien à voir avec le franc fort! Bien au contraire. Aucun vin de Bourgogne n’arrive à la cheville d’un Pinot Valaisan ou Grison. (Qualité-Prix).
    D’autre part à l’heure ou le réflexe écologique dicte tout comportement de consommation, il serait grand temps de cesser d’importer des vins sur 10’000 kilomètres (Chili, etc…) alors qu’on a TOUT sous la main et en bien meilleur. CONSOMMER LOCAL !!

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