Âgés sans être vieux

Dégusté un beau trio lors d’un repas entre amis.

Le Cornalin Quintessence 2004 de Benoît Dorsaz à Fully, d’abord. Un vin dont la robe trahit à peine l’âge, avec encore une belle teinte grenat foncé. Un nez avec une légère réduction qui s’estompe après une courte aération pour laisser la place à des arômes tertiaires. Tabac blond, mais aussi des épices et une touche rappelant la cerise. Une bouche fraîche, dynamique, où le fruit reprend le dessus et laisse les arômes secondaires et tertiaires en arrière-plan. Un joli vin frais et très agréable.

La Syrah 2005 de Philippe Darioli à Martigny, ensuite. Un vin plus costaud que le précédent. Un constat logique, au vu du millésime et du cépage. Mais là aussi, du fruit (des baies noires à foison), des épices (dominante de girofle) et une touche tertiaire (délicate note fumée). Un vin complexe qui fait preuve d’une belle énergie en bouche. Pas de lourdeur, mais de la matière soutenue par une belle acidité.

Le Codaly 1998 enfin, de la Daniel Magliocco à Chamoson. Un vin de dessert qui a fait l’unanimité, avec un très bel équilibre entre fraîcheur et liqueur. Des notes de coing, de pâte d’amande et de massepain. Un vin fort agréable qui ne fatigue jamais le palais à la fin du repas.

Un beau trio qui montre si besoin était que les vins du Valais savent prendre de l’âge.

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
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