Coop roule pour l’étranger

Un magazine encarté dans le journal de la Coop. Une page sur les accords viande et vin pour les grillades estivales. Je me jette sur l’article, curieux des propositions qui seront faites. Et là, surprise. Sur les 10 bouteilles en photo, aucun vin valaisan, très peu de crus helvétiques (Neuchâtel, Vaud et Tessin ont tout de même droit à une mention). Et même dans les suggestions uniquement écrites, les vins suisses n’ont pas davantage droit au chapitre.

C’est dire que Coop roule d’abord pour les vins étrangers. Ce n’est pas une surprise, juste une déception de plus face à l’attitude des grands distributeurs qui, logique du marché oblige, privilégient les vins qui leur permettent de dégager les plus grosses marges commerciales. Pas question de de suggérer un Cornalin ou une Humagne rouge avec une pièce de boeuf. Pas davantage de Petite Arvine ou de Païen avec du poisson. Non, un Bordeaux blanc fera l’affaire ou à défaut, un Chablis, un Albarino ou un Chardonnay. Pour qu’on ne risque pas de prendre un Chardonnay suisse, on précise bien qu’il doit venir du Nouveau Monde. Celui ou les ouvriers sont payés au lance-pierre et ou tout est permis en matière de vinification.

La parole est maintenant au consommateur.

Coop

About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.

4 Responses to “Coop roule pour l’étranger”

  1. Bertrand Gabioud | 7 mai 2013 at 21 h 50 min #

    En contradiction avec la politique des grandes surfaces, l’ouverture prochaine d’un espace commercial exclusivement consacré aux vins et fromages du Valais à Martigny-Croix…
    au plaisir de vous y accueillir…
    Salutations, Bertrand

  2. Julbul | 8 mai 2013 at 18 h 09 min #

    Est-ce que ça ne serait pas aux Interprofession et aux société de promotion de faire en sorte que les grandes surfaces suisses fassent de la publicité pour les vins suisses ! Plutôt que des affiches qui n’inspirent personne et des discours qui ne servent à rien ?

    • N. Schorderet | 9 mai 2013 at 11 h 11 min #

      Pour ça, il faudrait que tous les producteurs soient d’accord de partager leur financement avec ceux qui vendent leurs vins dans la grande distribution. Jalousie, incompréhension, mauvaise fois etc. À signaler que toutes les régions viticoles helvétiques se mettent ensemble chaque année pour faire une action promotionnelle et un cahier commercial à la Coop. La promotion se fait, mais en insuffisance par rapport aux besoins réels actuels. Ceci est clairement du à un manque de budget voué à la valorisation de nos vins, que se soit d’un point de vue promotionnel pur ou commercial.

  3. Fred | 9 mai 2013 at 22 h 18 min #

    Je pense que Paul a raison. Les interprofessions ne pourront jamais offrir ce que les grandes surfaces recherchent: des marges!

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