Marque Valais: mission… difficile

Garcia provins 1

Pour la mise en bouteilles, Provins Valais (ici son directeur Raphaël Garcia) est lié au Lucernois Bataillard jusqu’en 2019.

La nouvelle segmentation des vins valaisans, présentée la semaine passée dans le cadre de Viti 2020, propose la création d’un label haut-de-gamme, situé juste en-dessous des Grands Crus.  Et pour mériter ce label, de nombreuses exigences. Je cite le rapport: « Cette nouvelle gamme de vins valaisans répondra à des exigences élevées en termes de qualité », mais également d’éthique, de pureté, de responsabilité et d’authenticité. Quelques exemples: limite de rendements, pas de coupage mais tolérance de 5%, respect des secteurs d’encépagement, certification vitiswiss, bilan CO2, traçabilité, rétribution du producteur, vinification et embouteillage en Valais. Rien que cette ultime exigence (justifiée) compliquera les choses, puisque nombre d’acteurs importants de notre viticulture conditionnent la majorité de leurs crus hors du canton. C’est dire qu’atteindre un objectif avoué, certes timidement, de 50% des vins AOC labellisé Marque Valais, ce n’est pas gagné. Voyez la vidéo ci-dessus pour vous en convaincre.

Pour Yvan Aymon, idéalement, les vins Marque Valais devraient représenter  la moitié des vins AOC

Pour Yvan Aymon, idéalement, les vins Marque Valais devraient représenter la moitié des vins AOC

 

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.

6 Responses to “Marque Valais: mission… difficile”

  1. darbellay | 10 décembre 2014 at 9 h 04 min #

    C’est un comble!
    Suite aux décisions calamiteuses de délocalisation de la mise en bouteilles, la grande partie des vins de PROVINS VALAIS n’auraient plus droit à l’appellation “Valais ».
    On n’a pas encore fini de payer les dégâts !
    A. Darbellay

  2. Cerrutti | 11 décembre 2014 at 13 h 19 min #

    Lorsque que ces grandes caves ont choisis, pour des raisons économiques et de compétences évidentes, de sous-traiter la mise en bouteille, pourquoi n’ont elles pas trouvé ces compétences en Valais??
    Pourquoi il n’y a pas de centrale indépendante de mise en bouteille dans le plus grand canton viticole de Suisse??
    Pourquoi il y a si peu de prestataires de mise en bouteille dans ce canton??

    • Alfredo | 11 décembre 2014 at 20 h 30 min #

      Les compétences et les infrastructures existaient bel et bien puisque la mise s’est faite en Valais de manière tout à fait convenable pendant des décennies.

      Après il est évident que quand on est prêt a à peu prêt tout et n’importe quoi pour économiser 10 centimes par lot de cent bouteilles, pas besoin de leur inventer de pseud-excuses à la pourquoi ci, pourquoi ça…

      C’est quand même étonnant à la fin que ce ne sont que les grandes caves qui ont des besoins urgents de sucrer des vins finis, de les aromatiser, de pouvoir les couper tout en les embouteillant au bout du monde, le tout en les labellisant AOC Valais.

  3. darbellay | 16 décembre 2014 at 11 h 02 min #

    Réponses aux 3 questions de Cerrutti :
    – Jusqu’au début des années 90 Provins disposait d’une des chaînes de mise en bouteilles des plus performantes avec 20 millions de cols par année! Avec l’arrivée d’une nouvelle direction au style « managiérial » cette installation fut jugée désuète et bradée à un grand commerçant de vins valaisans qui la trouva encore assez intéressante pour la démonter, la transporter et la remettre en marche dans son entreprise en Afrique du Sud!
    A la même époque la grande cuverie de la Centrale à Sion subit le même sort
    Vous auriez dû voir la « gueule » d’Actis tel que je l’ai vu lors d’une rencontre fortuite assistant au « désossement » des cuves par des métalos!
    Notes que quelques années plus tard la cuverie de la Centrale était reconstruite avec force de millions des sociétaires!
    – Tant d’incurie explique pourquoi il n’y a plus de centrale de mise dans le plus grand canton viticole de Suisse.
    – Une centrale fonctionnait, c’était CEVINS à Martigny mais l’incurie n’ayant pas de limite la direction
    de Provins s’en sépara pour se jetter dans les bras de la Suisse alémanique

  4. Cerrutti | 16 décembre 2014 at 14 h 27 min #

    Merci M. Darbellay mais si vous relisez avec attention mes questions ( et non pas des « excuses » comme l’a interprété Alfredo avec des aprioris et préjugés néfaste à toute pertinence, objectivité et bon sens ) je parle de : « ces grandes caves » et de  » centrale de mise indépendante « . et non pas de provins en particulier. ( CEVIN n’étant pas une centrale indépendante vu qu’elle appartenait à provins et orsat/rouvinez)

    Si vous avez ( M. Darbellay ) des rancunes envers provins veuillez les adresser aux concernés et même mieux si je peux me permettre : si vous avez la solution pour eux veuillez leur en faire part, vous deviendrez alors serviable par vos propositions plutôt que inutile par vos critiques acerbes et redondante envers l’entreprise dont vous êtes sociétaire!!

    J’ai l’impression qu’une des réponses possibles à mes questions se trouve dans l’état d’esprit qui ressort des deux réactions ( et non pas réponses car celles-ci n’en sont pas) que j’ai reçu…

  5. darbellay | 18 décembre 2014 at 16 h 50 min #

    Cher Cerrutti, Vous aviez bien posé les questions :
    – Pourquoi (ces grandes caves) n’ont elles pas trouvé ces compétences en Valais??
    – Pourquoi il n’y a pas de centrale indépendante de mise en bouteille dans le plus grand canton viticole de Suisse ??
    – Pourquoi il y a si peu de prestataires de mise en bouteille dans ce canton??
    J’ai bien relu avec attention vos questions posées avec un double points d’interrogation et j’y ai répondu avec « objectivité et bon sens », Provins faisant partie, jusqu’à nouvel avis partie de « ces grandes caves »
    Certes, la réalité est parfois dure et difficile à assumer. L’épisode peu reluisant mais combien significatif du « désossement », du bradage et de l’exportation de l’ancienne centrale en est l’expression.
    Si les réponses données, irréfutables, ne vous conviennent pas n’essayez pas de les « dévier en corner » mais acceptez humblement les faits, rien que les faits.
    Aujourd’hui, sur les débris du passé il faudra reconstruire et je vois aujourd’hui la solution que j’adresse volontiers aux concernés dans la création d’une Centrale cantonale regroupant tous les acteurs en tenant compte des impératifs :
    – écologiques (situation optimale permettant d’éviter tout transport ou déplacement superflu, traitement des effluents de caves, utilisation raisonnée des des produits auxiliaires etc. etc.)
    – économiques (économies d’échelles, rationalisation du personnel etc.)
    – sociaux (récupération et création de places de travail en Valais)
    Une telle réalisation permettrait aux encaveurs valaisans de maîtriser le produit jusqu’à la mise en bouteilles, ce qui est primordial eu égard au contrôle de qualité, mais aussi et surtout primordial pour l’image de marque de nos vins, en particulier pour Provins qui retrouverait le droit de vendre ses vins sous l’appellation Valais, même dans le cadre d’une nouvelle législation.
    Arthur Darbellay
    ps. Il n’y a pas de rancunes, mes objections je les ai toujours formulées, ce que vos semblez ignorer, aux concernés. soit directement auprès de des anciennes directions, voire même dans les assemblées générales où comme l’année dernière, comme tous les autes intervenants je m’étais fait « envoyer aux pives » par le PRESIDENT AD INTERIM alors que j’intervenais pour abandonner le système inique de payement de la vendange en rétablissant l’égalité de traitement entre gros et petits producteurs ! Ce qui, ironie du sort, fut fait 6 mois plus tard lors du 1er versement de la vendange 2013. J’étais donc « serviable » dans ma proposition, adressée aux concernés!
    Après 20 ans de déshérence, de suites calamiteuses de décisions calamiteuses, de flops commerciaux que je ne veux pas énumérer ici, ce serait trop long, quel plaisir de voir l’arrivée à la barre de Provins de nouveaux capitaines de la trempe de Pierre-Alain Grichting et Raphaël Garcia qui en une année ont su redonner le sourire au vigneron, capitaines susceptibles de « sortir le navire amiral du lac de Géronde » oû il était en train de sombrer,capitaines que j’ai eu l’occasion de féliciter publiquement lors de la dernière assemblée générale de Provins.

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