Europe: on va pouvoir planter

L’Europe viticole passe d’un régime d’interdiction de planter à un régime de croissance contrôlée. Après en avoir discuté de longs mois, le Parlement européen autorise depuis le 1er janvier les pays producteurs de vin à augmenter leur vignoble national dans la limite de 1 % des surfaces actuellement plantées.

La France, qui compte environ 800 000 hectares de vignes, pour 750 000 en production (les jeunes plantations ne donnent pas encore de raisin vinifiable) va ainsi pouvoir agréer la plantation de 8 000 hectares de nouveaux ceps au maximum (en comparaison, le vignoble valaisan totalise 4900 ha), y compris pour produire des vins sans indication géographique, c’est-à-dire sans AOP (appellation d’origine protégée, anciennement appellation d’origine contrôlée) ni IGP (indication géographique protégée). Ce nouveau régime des autorisations de plantation, décidé dans le cadre de la réforme de la Politique agricole commune (PAC) de 2013, ouvre la voie à une (très) légère croissance du vignoble national, en régression depuis pas mal d’années.

Quel est l’objectif ?

L’idée est de donner un coup de fouet en Europe à une filière de plus en plus concurrentielle sur le plan mondial. Entre 2000 et 2012, le vignoble français a reculé de 14 %, d’après l’institut public FranceAgriMer, établissement national des produits de l’agriculture et de la mer. L’ensemble du vignoble européen est également en recul en raison d’arrachages massifs et de replantations qui ne les compensent pas. Selon Anne Haller, déléguée pour la filière viticole chez FranceAgriMer, plusieurs raisons expliquent cette situation : «Les crises de marché qui ont fragilisé de nombreuses exploitations, suivies de plans d’incitation à l’arrachage, le développement des politiques de qualité (moins de vins de table, moins de surfaces en production mais recentrées sur les zones qualitatives) et, enfin, la spécialisation des territoires ou des exploitations.» Résultat, le vignoble francais est aujourd’hui très qualitatif, avec plus de 47 % d’AOC, 28 % d’IGP, 8 % de vins sans indication géographique et 17 % de vins aptes à produire une eau-de-vie de vin (cognac majoritairement).

Source: Libération
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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
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