Rendement brut 2015: à la baisse

La vigne, ça eut payé… En 2009, le rendement brut de notre viticulture valaisanne était proche de 200 millions de francs. 197 millions pour être précis. Et entre 2003 (premiers chiffres à disposition) et 2011, on s’est toujours trouvé au-dessus de la barre des 180 millions.

Rendement brut

Grosse baisse en 2012 (-10,2%) mais on se situait encore à 163 millions. Une nouvelle baisse de 17 millions pour aboutir à 146 millions en 2013, puis un sursaut en 2014 avec une hausse de 8,1% pour remonter à 158 millions en 2014.

L’an dernier, notre viticulture a à nouveau perdu du lest. Certes, on est au-dessus de la misérable année 2013, avec un rendement brut à 150 millions.

Première cause expliquant ces manques à gagner brutaux: les maigres récoltes à répétition. Mais il y a certainement d’autres facteurs qui ont influencé cela.

Mais qu’est-ce au fond que ce fameux rendement brut ?  Pour faire simple, on peut dire que c’est la valeur brute de la production de raisins et sa part dans le chiffre d’affaires de la filière. Il est basé sur les apports journaliers de vendanges, en fonction du lieu de livraison et des variables suivantes : type d’entreprise d’encavage, cépages, quantités en kilo, degrés Brix. Ces données proviennent des déclarations propres des encaveurs auprès du laboratoire cantonal. Depuis 2008, à la demande de l’Interprofession de la Vigne et du Vin, c’est l’Office de la viticulture qui calcule ce rendement en tenant compte des pratiques de paiements variables, d’un type d’entreprise à l’autre.

Commentaire: je suis toujours étonné du peu d’intérêt médiatique que génère la publication de ces chiffres. Un quart du montant qui disparaît entre 2009 et 2013 devrait susciter bien des commentaires et des inquiétudes. Mais on se contente de quelques lignes ici ou là, et pas beaucoup plus ailleurs. Quant aux solutions proposées par la branche, le moins qu’on puisse dire c’est qu’elles n’ont à ce jour pas eu les effets escomptés. Et ce ne sont pas les actions qu’on a vu ces derniers mois, alors que les stocks sont au plus bas, qui permettront de faire exploser le rendement brut 2016… Mais on n’a pas de soucis à se faire: tout a roulé pour la Cyclotouriste des vins du Valais. 

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About Paul Vetter

Paul Vetter, journaliste spécialisé dans le domaine vitivinicole pour la chaîne de télévision valaisanne Canal9. Ce blog n'engage cependant pas la chaîne.
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